Actualités

Concert de soutien au Ravi

Marseille, Docks des Suds, vendredi 13 mars, à partir de 19H00
le 2/03/2015

High Ku Dj Set (Chinese Man) Imhotep (IAM) Kantes DJ Set (Sporto Kantes) Walkabout Sound System The Coyotes Dessert DJ Big Buddha Avec les dessinateurs du Ravi en live ! Grande Soirée de soutien au Ravi Dock des Suds Vendredi 13 mars 2015 de 19H00 à 02H00 Pour que le mensuel le Ravi redresse les bras, la scène musicale marseillaise se mobilise aux Docks des Suds, le vendredi 13 mars. DJ set avec : Imhotep (IAM), High Ku Dj Set (Chinese Man), Kantes DJ Set (Sporto Kantes), DJ Big (...)

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le Ravi, bras levés, genoux sciés

Auto-portrait du mensuel "pas pareil" qui ne veut pas baisser les bras...
le 15/01/2015

Au commencement, lou ravi, c’est le santon de la crèche qui ne baisse jamais les bras. L’idiot du village qui a comme un air de famille avec un certain journal régional, en cessation de paiement mais qui redresse les bras. Il était là avant lou conse, là avant le maire du village. Dans la crèche prouvença, le ravi est un des personnages fondateurs. Il accueille l’enfant Jésus avec un cœur simple, émerveillé. Il lève les bras au ciel en extase devant la naissance du (...)

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Charlie Hebdo : sidération, peine et colère

Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes
le 7/01/2015

Sidération, peine, colère... Les mots manquent suite au massacre durant lequel deux tueurs ont déchainé leur haine contre la rédaction de Charlie Hebdo, entrainant la mort des dessinateurs Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski, mais aussi du chroniqueur Bernard Maris, alias Oncle Bernard, et de six autres personnes. Lors de la publication de notre 100ème numéro, en septembre 2012, nous avions organisé un débat public sur le droit à la satire et la liberté de la presse à Marseille avec (...)

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Le palmarès 2015 des maires cumulards

101 élus "testés" : tous leurs mandats et fonctions repertoriées
le 6/01/2015

En mars prochain, on vote pour les élections départementales ! Neuf mois après les dernières élections municipales, nous avons mis à jour notre enquête sur le cumul. Le « toujours plus » reste la devise locale dans une région où la gauche ne fait guère mieux que la droite en la matière. 101 élus passés au grill ! Pour consulter l’ensemble des mandats et des fonctions pour chacun des 101 élus du palmarès, il faut cliquer par ici. Pour tout connaître de la méthodologie du palmarès (...)

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la Tchatche fait des comptes

Lecteurs "pas pareils", bonne année 2015 !
le 4/01/2015

Lecteurs "pas pareils" de la presse pas pareille, bonne année ! En 2014, l’association la Tchatche, qui édite le Ravi, a joué la transparence sur ses comptes. Et en 2015 ? L’avenir du mensuel "pas pareil" de la région Paca va dépendre pour beaucoup de vous et de la réussite du "Couscous Bang Bang Royal". Objectif : 5012 abonnés en 2015. Vous le savez désormais, votre journal et l’association qui l’éditent connaissent en ce moment une passe financière difficile. (...)

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Vers une mutualisation de la "presse pas pareille" ?

Rapport final du "micro-projet" 2014 de la Tchatche
le 27/12/2014

C’est l’histoire d’un miraculé qui en avait marre de regarder les cieux pour savoir s’ils allaient lui être cléments ou lui tomber sur la tête. Et qui sait aujourd’hui que, s’ils sont plus sombres que d’ordinaire, il ne sera pas, contrairement à la cigale de la fable, forcément dépourvu quand la bise viendra. Et ce, grâce, en partie, au travail réalisé dans le cadre de ce micro-projet. C’est l’histoire d’un mensuel régional (...)

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La banalité du mal

La démocratie touche le Front
le 23/12/2014

Premier bilan des mairies FN : si l’ADN n’a pas changé, malgré les outrances et l’amateurisme, le parti « anti-système » se glisse avec délice dedans. Face à un Front en forme, le fond et la forme... Après Mediapart à Fréjus (83) et Radio Galère à la mairie du 13-14 à Marseille, le Ravi s’est vu interdire l’accès à la conférence de presse de Marion Maréchal-Le Pen au Pontet (84). Alors, prudent, pour venir voir Nicolas Bay, le monsieur « élections » du Front, (...)

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Cogestion et FO semblants

Marseille
le 22/12/2014

Les élections professionnelles dans la fonction publique territoriale à Marseille, le 4 décembre, ont à nouveau consacré FO, « le » syndicat majoritaire. L’occasion de voir si la cogestion est bénéfique pour les agents de la ville. Et pour les Marseillais. « Je voudrais que l’histoire retienne qu’avec le personnel municipal, j’aurai sans doute été le maire le plus généreux. » Et si, pour une fois, Jean-Claude Gaudin, l’ancien prof d’histoire, ne tordait (...)

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Qui est le maire d’Avignon ?

le 20/12/2014

Après presque 20 ans de domination à droite, Avignon a désormais un maire socialiste. Mais Cécile Helle ne contrôle pas la communauté urbaine du Grand Avignon, où l’UMP a le pouvoir de bloquer les promesses sur lesquelles elle a fait campagne. Depuis l’apparition des ribambelles de communautés de communes, d’agglomérations ou encore urbaines, au début des années 2000, le maire n’est plus cet élu tout-puissant. Et encore moins avec le changement, en 2014, du mode de (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans la place (publique)

Et si on se réappropriait l’espace public ?
le 6/02/2015

le Ravi donne la parole à deux groupes de citoyens sur deux territoires, le premier dans le quartier populaire de Noailles, au cœur de Marseille, et le second à Cavaillon (84), au sein de l’association le Village. Chacun, en partant de ses expériences et de ses envies, s’est interrogé sur ce qu’est l’espace public, sur ce qu’il y manque pour que l’on puisse de nouveau s’y rencontrer et se l’approprier. Et si on repeignait les rues en couleur ? Et si on y plantait des fleurs ? Et si on créait des cuisines mobiles ? Nos ravissants apprentis journalistes sont eux-mêmes allés sur le terrain pour mener l’enquête et voir si leurs « Et si ? » pouvaient se transformer en « Pourquoi pas ! ».

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« Je n’y allais pas beaucoup mais quand j’étais à ma fenêtre j’avais l’impression d’être à la campagne, je regardais jouer les boulistes, les enfants… Et là on nous enlève nos arbres, les oiseaux qui vont avec, bref la vie. C’est une honte ! », s’énerve Andrée Pietri, retraitée et riveraine depuis d’une vingtaine d’années du square Michel Levy. Un des seuls, voire le seul poumon vert du quartier de Lodi à Marseille que la municipalité a cédé à un groupe privé pour la construction d’une cinquantaine de logements et de 300 parkings souterrains. Le tout sans consultation publique… Deux jours après les travaux, fin janvier, et l’abattage d’arbres centenaires, un collectif de riverains, rejoint par des zadistes et militants écologiques, occupe le parc et tente de le faire revivre.

Le cas de ce square ne fait malheureusement pas figure d’exception à Marseille. Le « livre noir » publié par le collectif Laisse Béton regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’appropriation par des promoteurs privés du peu d’espaces verts dont la ville de Marseille dispose. Un palmarès des « villes vertes » de L’Express, classait déjà, en 2009, Marseille au dernier rang des 20 plus grandes villes françaises concernant la superficie des espaces verts urbains avec 7,6 m2 par habitant (contre 68 m2 pour Strasbourg).

Dans la cité phocéenne, on préfère les grands espaces minéralisés, aux squares de quartier. Et même si le Vieux Port a remporté début 2014 le Prix européen du « meilleur espace public de l’année », au vu des critères de sélection (« vocation de civisme », « interventions visant à réduire les fractures sociales », « participation des citoyens dans la conception »…) on est en droit de se demander si le jury est venu en dehors des jours de manif…

Il paraît bien loin le temps où les grands-mères s’asseyaient devant les pas-de-porte pour jouer aux cartes ou discuter, loin l’époque où les places publiques permettaient de se rencontrer… Avec l’évolution de la ville (50 % de la population d’aujourd’hui est urbanisée), l’espace public s’est peu à peu transformé en un lieu de passage… Car évoquer la question de l’espace public pose la question de sa nécessaire réappropriation. « Le citoyen a l’impression d’être écarté des affaires publiques, exclu de la représentation politique avec des élites éloignées de ses préoccupations. D’où cette envie de réappropriation que le mouvement des Indignés ou Occupy Wall street peuvent symboliser », juge Isabelle Aubert (1), maître de conférence en philosophie à Paris I. Elle estime que la sphère privée, empiète de plus en plus sur nos espaces communs, où tout s’achète désormais.

Elle évoque aussi un espace public à deux vitesses avec une ségrégation géographique importante, des zones de la République délaissées, peu équipées en services publics, et les fractures, exclusions sociales qu’elles entraînent. « Ceux qu’on nomme "contre public", qui possèdent leur propre espace public, qui s’affirment contre l’expression dominante d’une population bien intégrée », continue-t-elle. Et que dire de ces smart citys, vendues à longueur de campagnes électorales, ultra organisées, qui nous observent, nous filent à l’aide de bornes GPS et cartes RFID, et qui, d’après la philosophe, « brisent la spontanéité nécessaire à l’expression politique » ?

Récemment, le maire écologiste de Grenoble a décidé de supprimer les 326 panneaux publicitaires de la ville pour les remplacer par des arbres et des panneaux d’expression publique. Mais les politiques étant ce qu’ils sont, c’est au citoyen de passer en force pour se réapproprier ses espaces publics : Zad, collectif antipub, végétalisation des rues, invasion de vélos et création de pistes cyclables à la craie… de Marseille à Toulon en passant par Avignon, les idées ne manquent pas en Paca. Architectes, urbanistes et autres professionnels descendent eux aussi de plus en plus dans la rue pour concevoir des projets avec les citoyens. C’est le cas du collectif Etc qui regroupe une dizaine d’architectes itinérants et qui, avec les habitants du quartier de Belsunce, se sont récemment réappropriés la place Louise Michel à Marseille en créant en quelques jours et sans autorisation préalable un espace à vivre où l’on peut prendre le temps de se rencontrer. « Le collectif est né en réaction à l’enseignement en architecture et au travail d’agence trop déconnectés du terrain. On voulait arrêter de penser à la place des gens et au contraire construire des projets avec eux, explique Florent Chiappero, l’un des architectes. Marseille a 20 ans de retard en matière de politique urbaine et tant mieux car du coup ça ouvre la porte à d’autres manières de faire. La pénurie est toujours porteuse d’innovations. » Pour le collectif, la construction n’est pas une fin en soi « mais la possibilité de soulever d’autres questions ».

Pendant trois mois, deux groupes de citoyens, un à Noailles (Marseille 1er) et l’autre à Cavaillon (84) ont réfléchi à la manière de se réapproprier les espaces publics dans le cadre des ateliers « Et si ? » que propose le Ravi en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisés. « Le mensuel irrévérencieux qui ne baisse jamais les bras » a accompagné Charlotte, Lucas, Omar, Josiane, Thierry et beaucoup d’autres dans leur réflexion et les a initiés à l’écriture journalistique. « Et si on repeignait les rues en rose ? » ; « Et si on mettait de la musique dans les abribus ? »  ; « Et si on créait une cuisine mobile ? » ; « Et si on pouvait investir un espace « multi fonctions », ouvert à tous, où il serait possible de faire la sieste, d’échanger, de projeter des films… ? » Bref, et si on s’approchait d’une utopie qui ne devrait pas en être une ?

De débats en discussions sont nées des envies : « J’irais bien me poser quelques heures place Homère pour raconter comment les habitants du quartier se sont réappropriés ce lieu », lance Charlotte. « J’aimerais bien savoir pourquoi les graffeurs choisissent la rue pour exercer leur art », s’interroge Lucas. Il a fallu se détacher un peu du concret pour explorer l’existant, mettre en lumière des initiatives ou interroger une ville sur son rapport aux espaces et initiatives publiques et la nécessité d’en voir poindre en bas de chez soi. Il a surtout fallu écrire. Pas facile pour certains qui n’en ont pas l’habitude, comme à Cavaillon. Mais comme pour la réappropriation de ce qui nous est commun, rien n’est insurmontable tant qu’on essaie de le faire ensemble !

Samantha Rouchard et Clément Chassot

1. Elle vient de publier « Habermas, une théorie critique de la société » après avoir consacré sa thèse à Jürgen Habermas, théoricien en philosophie et en sciences sociales qui a introduit la notion d’espace public pour la première fois en 1962. CNRS éditions, 25 euros.

"le Ravi crèche dans la place (publique)", un cahier spécial de 8 pages à lire dans le n°126 du Ravi, daté février 2015, actuellement chez les marchands de journaux.

Jusqu’à la caricature

Edito
le 6/02/2015

Après l’émotion, voici déjà revenu le temps des élections. Et toujours celui de l’abstention ? En mars, nous sommes invités à désigner nos représentants dans les assemblées départementales. L’exercice est étrange alors que l’avenir des conseils généraux, la définition de leurs futures compétences et des moyens dont ils disposeront demain, restent toujours incertains. Ce qui est sûr, c’est que les sortants s’accrochent à leurs fauteuils que d’autres convoitent avec gourmandise.

Que nos lecteurs hors des frontières des Bouches-du-Rhône pardonnent notre « Une » consacrée au patron du CG 13, candidat à sa succession. Mais Jean-Noël Guérini incarne avec talent, jusqu’à la caricature, ces poids lourds politiques locaux, accrochés à leurs mandats, mis en examen ou pas ! Son trait d’humour consistant à proposer de devenir actionnaire principal du Ravi, journal qui n’est pas à vendre, édité par une association à la gestion désintéressée, méritait bien un hommage.

Mais les facéties de Guérini, le prophète du « 13 », peuvent sembler dérisoires au regard d’autres enjeux : la misère sociale qui gangrène une partie de nos territoires, l’institutionnalisation de l’extrême droite et de ses discours alors que le FN espère s’emparer des CG du Var ou du Vaucluse… Parce que la démocratie locale ne se résume pas aux rituels électoraux, nous donnons longuement la parole dans ce numéro à des habitants des quartiers populaires, de simples citoyens qui lancent une question et explorent des solutions : et si on se réappropriait l’espace public ? Chiche !

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°126, février 2015

le - 6/02/2015 -

Les enquêtes Incinérateur : la facture flambe MPM, la communauté urbaine de Marseille, et Evéré, son délégataire, négocient en secret pour solder leurs différends financiers sur l’incinérateur de déchets à Fos-sur-Mer (13). Le brûle bordilles de Jean-Claude Gaudin va coûter très cher ! Une enquête co-réalisée avec Mediapart Départementales : sorties de route Chaussée glissante pour les élections, fin mars, dans les Bouches-du-Rhône. Guérini est en dérapage contrôlé, le PC au point (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org