Actualités

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Etats généraux contre la grande exclusion !
le 30/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien (...)

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Recherche gauche désespérément

Partis politiques : état de recomposition avancée
le 2/12/2014

Alors qu’elle est censée être au pouvoir, la gauche est à bout de souffle et accumule les revers électoraux. Une question taraude cette rentrée politique : doit-elle tenter de se recomposer en faisant éclater le Parti socialiste ? L’avis des protagonistes. Grand amateur de scooter, François Hollande semble apprécier les virages à droite. Alors qu’une partie de sa majorité - les frondeurs - se désolidarise du gouvernement, d’autres taxent sa politique de libérale. « (...)

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le Ravi en redressement judiciaire, c’est officiel !

L’aventure d’un journal "pas pareil" en Paca se poursuit
le 28/11/2014

Qu’est-ce qui se passe ? Le tribunal de grande instance de Marseille a validé, ce vendredi 28 novembre, notre demande de mise en redressement judiciaire de la Tchatche, l’association qui édite depuis 11 ans le Ravi, mensuel d’enquête et de satire en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette décision, pour une période de 6 mois éventuellement renouvelable, est assortie de la nomination d’un administrateur judiciaire. la Tchatche avait déposé le bilan mardi 18 (...)

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L’UMP mal à droite

Partis politiques : état de recomposition avancée
le 28/11/2014

Tiraillé entre le centre et l’extrême droite, miné par la guerre des chefs et les affaires, à l’UMP aussi, c’est le ouaï. En attendant les Etats généraux. Et la refondation ? C’est le ouaï à l’UMP. Sinon, pourquoi le patron de la fédé dans le « 13 », Bruno Gilles, d’ordinaire si prolixe avec le Ravi, se ferait-il aussi discret ? Alors qu’il refuse de répondre à nos questions sur l’UMP « avant les sénatoriales (cet article a été enquêté en (...)

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Avec Pulse, ça branle dans le manche

Tribune libre de l’association Pulse
le 26/11/2014

Pulse, c’est l’histoire d’une rencontre entre les constats d’une éducatrice spécialisée et ceux d’un art-thérapeute. Elle, elle réalise le manque de place accordée à la sexualité, malgré son caractère universel, dans les accompagnements sociaux et se décide donc à se former à l’éducation à la sexualité. Lui, il se demande comment construire notre propre sexualité dans une société où elle est si taboue. De cette rencontre est né le désir de développer (...)

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Quand le travail rend pauvre

le 24/11/2014

Intérim, temps partiel, CDD : de plus en plus de personnes ayant une activité professionnelle sont sur le fil. Ce sont les travailleurs pauvres. « Je ne peux rien prévoir, car je ne sais pas où je vais travailler la semaine prochaine. Je peux gagner 300 euros en une semaine et ne plus travailler durant les deux ou trois semaines suivantes. Là, tu sais que tu vas vivre dans le noir le prochain mois », témoigne Yacine, travailleur pauvre dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui vit seul dans 9 (...)

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le Ravi ne baisse pas les bras !

Reportage France 3 Provence Alpes
le 22/11/2014

Le Ravi dépose son bilan : reportage France3... par france3provencealpes

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Lettre aux adhérentes et adhérents de la Tchatche

Les administrateurs et les salariés de l’asso qui édite le Ravi prennent la parole
le 21/11/2014

Chères adhérentes, chers adhérents, Le président de la Tchatche a été contraint de déposer, mardi 18 novembre, le bilan de l’association au tribunal de grande instance. Lors de notre assemblée générale du 7 novembre, nous avions prévu de nous revoir pour une AG extraordinaire afin de décider de l’avenir de l’association une fois l’ensemble des éléments d’information rassemblés. Mais rapidement, les choses se sont accélérées. Deux rendez-vous ont précipité ce (...)

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De l’eau dans le gazoduc

le 19/11/2014

Le projet de gazoduc « Eridan » traversant le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône suscite de nombreuses oppositions, fédérant les inquiétudes des associations et des élus. Les grands projets industriels sont souvent baptisés par des noms de dieux de la mythologie grecque ou romaine. C’est celui d’un dieu-fleuve dont a écopé le projet de construction d’un nouveau gazoduc entre Saint-Martin-de-Crau (13) et Saint-Avit (26) : Eridan ou 220 km de nouvelles canalisations pour (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

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Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

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