Actualités

Concert de soutien au Ravi

Marseille, Docks des Suds, vendredi 13 mars, à partir de 19H00
le 2/03/2015

High Ku Dj Set (Chinese Man) Imhotep (IAM) Kantes DJ Set (Sporto Kantes) Walkabout Sound System The Coyotes Dessert DJ Big Buddha Avec les dessinateurs du Ravi en live ! Grande Soirée de soutien au Ravi Dock des Suds Vendredi 13 mars 2015 de 19H00 à 02H00 Pour que le mensuel le Ravi redresse les bras, la scène musicale marseillaise se mobilise aux Docks des Suds, le vendredi 13 mars. DJ set avec : Imhotep (IAM), High Ku Dj Set (Chinese Man), Kantes DJ Set (Sporto Kantes), DJ Big (...)

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Centre social tu perds ton sang-froid

le 19/12/2014

Etranglés par le redécoupage de la politique de la ville, asphyxiés par les mairies frontistes, éjectés des locaux municipaux : les centres sociaux sont à l’agonie… « Mon fils est devenu boulanger, ma fille aide-soignante. J’étais mère isolée quand j’ai connu le centre social. Sans eux, je ne sais pas ce que l’on serait devenu aujourd’hui. » En ce début octobre, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, des mères de famille et leurs enfants sont venus (...)

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SOS FN ? J’arrive !

Josette Pons, 3ème au palmarés des maires cumulards
le 18/12/2014

Josette Pons, maire UMP de Brignoles, fait une entrée en fanfare à la 3ème place de notre palmarès des élus cumulards en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Voici un cas à part dans la vie politique provençale et même française. Nouvelle venue dans ce palmarès des maires cumulards, Josette Pons est pourtant une vieille élue locale du Var. Entrée en politique en 1977, à l’âge de 30 ans, comme conseillère municipale de Saint-Cyr-sur-Mer, la ville où elle réside toujours (...)

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« On n’est pas encore en pays communiste ! »

Cogolin (83), conseil municipal du 30/10/2014
le 16/12/2014

le Ravi teste chaque mois un conseil municipal en région Paca pour surveiller le fonctionnement de la démocratie locale. Ci-dessous, le conseil municipal de Cogolin dans le Var (en illustration le maire d’extrême droite, Marc-Etienne Lansade). Dans le numéro daté décembre du Ravi (diffusé dès mercredi 17 décembre chez les marchands de journaux et les abonnés, nous avons testé le conseil municipal du 7eme secteur de Marseille, celui du maire FN, Stéphane Ravier... 18h34 Fati (...)

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Le palmarès des maires cumulards en Paca

Les fonctions et mandats de 101 élus détaillées...
le 15/12/2014

Ils accumulent mandats et fonctions. le Ravi passe au crible 101 élus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 1 / 101 élus concernés Notre enquête s’est intéressée aux 86 maires de villes de plus de 10 000 habitants de Paca, accompagnés des 8 maires de secteur marseillais et des présidents de structures intercommunales importantes (plus de 50 000 habitants) qui ne sont pas maires. 2/ Le cumul des mandats ET des fonctions Cette enquête prend en compte les mandats électifs (...)

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Le Provensol pour une alternative monétaire

On est Ravi !
le 15/12/2014

La monnaie est un instrument de domination internationale, maniée par les puissants qui organisent sa rareté pour lui donner de la valeur : d’où la nécessité de monnaies complémentaires locales afin de redynamiser les économies de proximité. C’est la thèse du très documenté film allemand, traduit en français sous le titre Devises trompeuses. L’association arlésienne journArles, déjà remarquée pour sa série de fascicules « la face cachée de la monnaie », s’est chargée (...)

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Bienvenue chez David « Reich-line »

le 14/12/2014

Petit flashback sur la rentrée politique du FN dans le Var à Fréjus en septembre, la ville de David Rachline. En défendant son bilan local et en virant une journaliste. Reportage à l’université d’été du FNJ, sur la ligne du Front. Sans surprise, c’est en Paca que le FN fait sa rentrée. Et il a le vent en poupe. Ce matin-là (1), le Figaro promet pour 2017 un 21 avril bis, au point de voir les cadres d’extrême droite rêver de dissolution, de cohabitation, de (...)

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Haut les mains ! le Ravi en maillot de bain

le 12/12/2014

Le point sur la situation du mensuel qui redresse les bras ! Onze ans, les deux bras en l’air, à force, ça ankylose. Les articulations fatiguent, les musclent faiblissent et il faut vite abandonner la métaphore arthritique pour en venir à la réalité des faits et des chiffres. Depuis la fin du mois de novembre, le Ravi est en redressement judiciaire. Ce nouvel état du canard qui ne baisse pas les bras est d’abord un choix de l’équipe du Ravi et des administrateurs de la (...)

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« Aidez-nous à relever ce pari impossible ! »

Grande Tchatche avec Michel Gairaud, rédac chef du Ravi
le 11/12/2014

le Ravi : Comment définir la diffusion du Ravi en quelques chiffres ? Michel Gairaud : le Ravi, c’est un tirage qui peut monter jusqu’à 5 000 exemplaires. Côté ventes, c’est un maximum de 2 000 exemplaires vendus chaque mois en incluant nos 800 abonnés. Il faut rapprocher ces chiffres avec d’autres : nos 50 000 visiteurs uniques par mois sur le www.leravi.org où tous les contenus sont gratuits. Nous communiquons les vrais chiffres contrairement à la plupart des (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans la place (publique)

Et si on se réappropriait l’espace public ?
le 6/02/2015

le Ravi donne la parole à deux groupes de citoyens sur deux territoires, le premier dans le quartier populaire de Noailles, au cœur de Marseille, et le second à Cavaillon (84), au sein de l’association le Village. Chacun, en partant de ses expériences et de ses envies, s’est interrogé sur ce qu’est l’espace public, sur ce qu’il y manque pour que l’on puisse de nouveau s’y rencontrer et se l’approprier. Et si on repeignait les rues en couleur ? Et si on y plantait des fleurs ? Et si on créait des cuisines mobiles ? Nos ravissants apprentis journalistes sont eux-mêmes allés sur le terrain pour mener l’enquête et voir si leurs « Et si ? » pouvaient se transformer en « Pourquoi pas ! ».

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« Je n’y allais pas beaucoup mais quand j’étais à ma fenêtre j’avais l’impression d’être à la campagne, je regardais jouer les boulistes, les enfants… Et là on nous enlève nos arbres, les oiseaux qui vont avec, bref la vie. C’est une honte ! », s’énerve Andrée Pietri, retraitée et riveraine depuis d’une vingtaine d’années du square Michel Levy. Un des seuls, voire le seul poumon vert du quartier de Lodi à Marseille que la municipalité a cédé à un groupe privé pour la construction d’une cinquantaine de logements et de 300 parkings souterrains. Le tout sans consultation publique… Deux jours après les travaux, fin janvier, et l’abattage d’arbres centenaires, un collectif de riverains, rejoint par des zadistes et militants écologiques, occupe le parc et tente de le faire revivre.

Le cas de ce square ne fait malheureusement pas figure d’exception à Marseille. Le « livre noir » publié par le collectif Laisse Béton regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’appropriation par des promoteurs privés du peu d’espaces verts dont la ville de Marseille dispose. Un palmarès des « villes vertes » de L’Express, classait déjà, en 2009, Marseille au dernier rang des 20 plus grandes villes françaises concernant la superficie des espaces verts urbains avec 7,6 m2 par habitant (contre 68 m2 pour Strasbourg).

Dans la cité phocéenne, on préfère les grands espaces minéralisés, aux squares de quartier. Et même si le Vieux Port a remporté début 2014 le Prix européen du « meilleur espace public de l’année », au vu des critères de sélection (« vocation de civisme », « interventions visant à réduire les fractures sociales », « participation des citoyens dans la conception »…) on est en droit de se demander si le jury est venu en dehors des jours de manif…

Il paraît bien loin le temps où les grands-mères s’asseyaient devant les pas-de-porte pour jouer aux cartes ou discuter, loin l’époque où les places publiques permettaient de se rencontrer… Avec l’évolution de la ville (50 % de la population d’aujourd’hui est urbanisée), l’espace public s’est peu à peu transformé en un lieu de passage… Car évoquer la question de l’espace public pose la question de sa nécessaire réappropriation. « Le citoyen a l’impression d’être écarté des affaires publiques, exclu de la représentation politique avec des élites éloignées de ses préoccupations. D’où cette envie de réappropriation que le mouvement des Indignés ou Occupy Wall street peuvent symboliser », juge Isabelle Aubert (1), maître de conférence en philosophie à Paris I. Elle estime que la sphère privée, empiète de plus en plus sur nos espaces communs, où tout s’achète désormais.

Elle évoque aussi un espace public à deux vitesses avec une ségrégation géographique importante, des zones de la République délaissées, peu équipées en services publics, et les fractures, exclusions sociales qu’elles entraînent. « Ceux qu’on nomme "contre public", qui possèdent leur propre espace public, qui s’affirment contre l’expression dominante d’une population bien intégrée », continue-t-elle. Et que dire de ces smart citys, vendues à longueur de campagnes électorales, ultra organisées, qui nous observent, nous filent à l’aide de bornes GPS et cartes RFID, et qui, d’après la philosophe, « brisent la spontanéité nécessaire à l’expression politique » ?

Récemment, le maire écologiste de Grenoble a décidé de supprimer les 326 panneaux publicitaires de la ville pour les remplacer par des arbres et des panneaux d’expression publique. Mais les politiques étant ce qu’ils sont, c’est au citoyen de passer en force pour se réapproprier ses espaces publics : Zad, collectif antipub, végétalisation des rues, invasion de vélos et création de pistes cyclables à la craie… de Marseille à Toulon en passant par Avignon, les idées ne manquent pas en Paca. Architectes, urbanistes et autres professionnels descendent eux aussi de plus en plus dans la rue pour concevoir des projets avec les citoyens. C’est le cas du collectif Etc qui regroupe une dizaine d’architectes itinérants et qui, avec les habitants du quartier de Belsunce, se sont récemment réappropriés la place Louise Michel à Marseille en créant en quelques jours et sans autorisation préalable un espace à vivre où l’on peut prendre le temps de se rencontrer. « Le collectif est né en réaction à l’enseignement en architecture et au travail d’agence trop déconnectés du terrain. On voulait arrêter de penser à la place des gens et au contraire construire des projets avec eux, explique Florent Chiappero, l’un des architectes. Marseille a 20 ans de retard en matière de politique urbaine et tant mieux car du coup ça ouvre la porte à d’autres manières de faire. La pénurie est toujours porteuse d’innovations. » Pour le collectif, la construction n’est pas une fin en soi « mais la possibilité de soulever d’autres questions ».

Pendant trois mois, deux groupes de citoyens, un à Noailles (Marseille 1er) et l’autre à Cavaillon (84) ont réfléchi à la manière de se réapproprier les espaces publics dans le cadre des ateliers « Et si ? » que propose le Ravi en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisés. « Le mensuel irrévérencieux qui ne baisse jamais les bras » a accompagné Charlotte, Lucas, Omar, Josiane, Thierry et beaucoup d’autres dans leur réflexion et les a initiés à l’écriture journalistique. « Et si on repeignait les rues en rose ? » ; « Et si on mettait de la musique dans les abribus ? »  ; « Et si on créait une cuisine mobile ? » ; « Et si on pouvait investir un espace « multi fonctions », ouvert à tous, où il serait possible de faire la sieste, d’échanger, de projeter des films… ? » Bref, et si on s’approchait d’une utopie qui ne devrait pas en être une ?

De débats en discussions sont nées des envies : « J’irais bien me poser quelques heures place Homère pour raconter comment les habitants du quartier se sont réappropriés ce lieu », lance Charlotte. « J’aimerais bien savoir pourquoi les graffeurs choisissent la rue pour exercer leur art », s’interroge Lucas. Il a fallu se détacher un peu du concret pour explorer l’existant, mettre en lumière des initiatives ou interroger une ville sur son rapport aux espaces et initiatives publiques et la nécessité d’en voir poindre en bas de chez soi. Il a surtout fallu écrire. Pas facile pour certains qui n’en ont pas l’habitude, comme à Cavaillon. Mais comme pour la réappropriation de ce qui nous est commun, rien n’est insurmontable tant qu’on essaie de le faire ensemble !

Samantha Rouchard et Clément Chassot

1. Elle vient de publier « Habermas, une théorie critique de la société » après avoir consacré sa thèse à Jürgen Habermas, théoricien en philosophie et en sciences sociales qui a introduit la notion d’espace public pour la première fois en 1962. CNRS éditions, 25 euros.

"le Ravi crèche dans la place (publique)", un cahier spécial de 8 pages à lire dans le n°126 du Ravi, daté février 2015, actuellement chez les marchands de journaux.

Jusqu’à la caricature

Edito
le 6/02/2015

Après l’émotion, voici déjà revenu le temps des élections. Et toujours celui de l’abstention ? En mars, nous sommes invités à désigner nos représentants dans les assemblées départementales. L’exercice est étrange alors que l’avenir des conseils généraux, la définition de leurs futures compétences et des moyens dont ils disposeront demain, restent toujours incertains. Ce qui est sûr, c’est que les sortants s’accrochent à leurs fauteuils que d’autres convoitent avec gourmandise.

Que nos lecteurs hors des frontières des Bouches-du-Rhône pardonnent notre « Une » consacrée au patron du CG 13, candidat à sa succession. Mais Jean-Noël Guérini incarne avec talent, jusqu’à la caricature, ces poids lourds politiques locaux, accrochés à leurs mandats, mis en examen ou pas ! Son trait d’humour consistant à proposer de devenir actionnaire principal du Ravi, journal qui n’est pas à vendre, édité par une association à la gestion désintéressée, méritait bien un hommage.

Mais les facéties de Guérini, le prophète du « 13 », peuvent sembler dérisoires au regard d’autres enjeux : la misère sociale qui gangrène une partie de nos territoires, l’institutionnalisation de l’extrême droite et de ses discours alors que le FN espère s’emparer des CG du Var ou du Vaucluse… Parce que la démocratie locale ne se résume pas aux rituels électoraux, nous donnons longuement la parole dans ce numéro à des habitants des quartiers populaires, de simples citoyens qui lancent une question et explorent des solutions : et si on se réappropriait l’espace public ? Chiche !

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°126, février 2015

le - 6/02/2015 -

Les enquêtes Incinérateur : la facture flambe MPM, la communauté urbaine de Marseille, et Evéré, son délégataire, négocient en secret pour solder leurs différends financiers sur l’incinérateur de déchets à Fos-sur-Mer (13). Le brûle bordilles de Jean-Claude Gaudin va coûter très cher ! Une enquête co-réalisée avec Mediapart Départementales : sorties de route Chaussée glissante pour les élections, fin mars, dans les Bouches-du-Rhône. Guérini est en dérapage contrôlé, le PC au point (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org