Actualités

Le monde merveilleux de l’économie sociale et solidaire

le 27/01/2015

L’économie sociale et solidaire prône un modèle de société basé sur le partage de valeurs dans un monde qu’on espère rendre un peu meilleur… Mais pour cela, le Tiers secteur va devoir faire face à ses contradictions ou assumer ses paradoxes… « L’Etat a décrété 2014 année de l’engagement associatif, que je rebaptiserais plutôt année d’hémorragie associative ! », ironise Pierre-Julien Bouniol, en charge de la com à l’Apeas (Agence pour une (...)

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« L’éthique c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale..."

Le Castellet (83), conseil communautaire du 15/09/2014
le 10/11/2014

le Ravi teste chaque mois un conseil municipal en région Paca pour surveiller le fonctionnement de la démocratie locale. Ci-dessous, le conseil communautaire au Castellet dans le Var (en illustration le maire de Sanary-sur-Mer, Ferdinand Bernhard). Dans le numéro daté novembre du Ravi, en vente chez les marchands de journaux, nous avons testé le conseil communautaire de Cogolin, l’une des 3 mairie FN du "83". 15h03 Le très grand Ferdinand Bernhard, inamovible maire de Sanary-sur-Mer, (...)

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Mourir guéri ?

L’avenir du mensuel "pas pareil" de Paca en question
le 7/11/2014

Lettre ouverte des administrateurs de l’association la Tchatche et de l’équipe du mensuel le Ravi aux lecteurs et aux financeurs. Vous connaissez le refrain : le Ravi a besoin de vous. Vous le connaissez bien. Il revient désormais presque chaque année, au moment de sortir la crèche du placard, le sapin du garage et mamie de la maison de retraite. Sauf que là, le mensuel qui ne baisse jamais les bras a plus que des crampes. On se demande si ce n’est pas la gangrène. En (...)

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Nos médias ? On s’en parle

Semaine thématique au Gyptis, Marseille, du 5 au 11 novembre
le 6/11/2014

Le journaliste est un personnage idéal de cinéma. Souvent, il est reporter (Tintin est le plus connu d’entre eux), il fait tout pour faire triompher la vérité, faire tomber les masques ! Parfois, il a même des super-pouvoirs (de Captain Marvel à Spiderman, en passant par Superman, les plus populaires des Super-héros sont, dans le civil, des journalistes). Le travail des journalistes, s’il n’est pas aussi épique, est souvent farci d’embûches, de dilemmes éthiques (...)

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Y a plein d’arrangements...

Clientélisme : les incorrigibles
le 31/10/2014

En Paca, le client est roi. Et le clientélisme ne connaît pas la crise. Petit tour d’horizon de ce qui a fait la mauvaise réputation de notre belle région. « Dans un monde où tout se vend, l’interdiction d’échanger son vote contre de l’argent est simplement une norme sociale », tonnait la politologue Camille Floderer dans notre dossier sur la corruption, l’an dernier, à l’occasion d’un premier colloque de l’association Anticor (1). (...)

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Chronique d’une squatteuse

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 30/10/2014

Alice habite en squat à Marseille entre débrouillardise et choix de vie. « Déjà s’assurer que le lieu que l’on "ouvre" n’appartient pas à un privé car il risquerait de nous envoyer des gros bras pour nous virer. L’idéal c’est un bien en déshérence, mais c’est très difficile à trouver. Ensuite, lorsque la police débarque, il faut prouver que l’on est domicilié à cette adresse depuis plus de 48 heures. Pour ça on s’envoie un courrier (...)

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Quand Facebook a du bon

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 29/10/2014

Via internet, des citoyens se mobilisent pour mettre des SDF à l’abri du froid et de la faim. En février 2012, une vague de froid submerge la France. Le Samu social est débordé et des sans-abri meurent dans les rues. Brann du Sénon, ancien SDF vivant désormais à la campagne, décide d’installer des caravanes sur son lopin de terre de Seine-et-Marne et d’y accueillir ceux qui ont besoin d’un toit sur la tête et d’un plat chaud. Avec Cédric Leret, lui aussi (...)

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Construire pour se reconstruire

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 28/10/2014

La communauté Emmaüs Lescar Pau, dans le Béarn, permet à des compagnons de participer à la construction de leur propre maison… C’est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pied, ceux qui vivent là ont jeté la clef… Au village Emmaüs Lescar Pau, les maisons sont plutôt colorées et un peu biscornues mais l’esprit « on se retrouve ensemble après des années de routes » est bien là. Dans cette communauté Emmaüs du Béarn (64) - la plus grosse de France - qui (...)

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La Maison commune de Cavaillon

On est ravi !
le 27/10/2014

« Des pov’gens, y’en a pas qu’à Marseille ou Avignon… », s’indigne Thierry, habitué de la Maison commune (1) de Cavaillon (84) et ancien chauffeur de poids lourds désormais invalide au visage marqué par l’alcool. Inaugurée en juillet dernier par le préfet de Vaucluse, cet ancien hangar de 320 m - maintenant partagé entre trois associations (le Village, le Secours populaire et les Restos du cœur) - a ouvert en décembre 2013. A la base du projet, le (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

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Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org