Actualités

Helle ne danse pas sur le pont d’Avignon

le 25/05/2016

La cité des papes est la seule grande ville de la région à avoir basculé à gauche en 2014. Le bilan est très mitigé pour Cécile Helle (PS) et sa majorité plurielle amputée de son aile verte. Printemps 2014, alors que le PS se fait laminer aux élections municipales, Avignon est la seule ville importante de Paca à basculer à gauche. Au terme d’une campagne menée avec ses partenaires du Front de gauche et écologistes, l’heureuse élue est Cécile Helle, quarantenaire précoce en (...)

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La barrière de la langue

le Ravi abolit les frontières
le 2/03/2016

Pour s’intégrer, mieux vaut, paraît-il, parler français. Mais les structures qui l’enseignent sont souvent saturées ! Heureusement, existent des alternatives. Comme au Kiosque, à la Belle de Mai. Reportage. S’en sortir en France, c’est déjà s’en sortir en français. Et c’est pas gagné. Car si, pour les enfants, c’est loin d’être la panacée, pour les adultes, c’est encore pire. Maria, jeune Albanaise réfugiée en France, porte à bout de (...)

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« Le revenu de base crée indépendance et autonomie »

le Ravi retrouve sa jeunesse
le 1er/03/2016

L’absence de revenu est un véritable frein pour les jeunes.Et si on mettait en place un revenu universel et inconditionnel qui leur serait spécifique ? Entretien avec Johan Gouteron, référent régional du Mouvement français pour un revenu de base... En quoi consiste concrètement le revenu de base ? C’est un projet assez simple qui propose que chacun, de la naissance à la mort, bénéficie d’un revenu mensuel et gratuit. Il est inconditionnel, à partir du moment où on fait (...)

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A l’école des détenus

Reportage dans une "unité pédagogique" du centre de détention de Salon-de-Provence
le 29/02/2016

Les « pensionnaires » du centre de détention de Salon-de-Provence purgent des longues peines allant de 2 ans à la perpétuité. Cette prison est dotée d’une « unité pédagogique » de l’Education nationale pour ceux qui souhaitent passer un diplôme… Tout se déroule comme dans n’importe quelle école. Les élèves entrent dans la classe, saluent le professeur, s’asseyent et se charrient à propos de tout et de rien, des devoirs de la veille à leur quotidien en (...)

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Moi, Sophie Tapie, fille de…

Le portrait "poids lourd"
le 26/02/2016

Dans la famille Tapie, je demande Sophie. Alors que papa, actionnaire principal de La Provence, mis en examen « pour escroquerie en bande organisée », doit restituer 404 millions d’euros, elle prône la vie « sauvage » en mode country. « Quand j’entends parler de malheur du monde / J’me sens parfois coupable d’exister / D’exister ici ou à 100 000 à la ronde / De faire la fête, de rire, de danser » (1) Un large chapeau noir de cowboy coiffant sa crinière (...)

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Voyage expérimental

le Ravi retrouve sa jeunesse
le 25/02/2016

Inquiètes pour leurs jeunes ou désabusées par leur expérience, Amina, Taourati, Cherasade et Chaïnese rêvent d’un centre de formation professionnelle innovant, accueillant, qui casse les stéréotypes et s’ouvre à la culture. Ça existe ! Petite balade dans un monde de l’expérimentation. En sortant au métro Vieux Port, lieu symbolique de Marseille, nous sommes subjugués par la beauté de l’endroit, qui a connu récemment beaucoup de changements. Nous avons aussi (...)

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Stéphane Bouillon emplâtré

Le préfet qui autorise le rejet des déchets liquides d’Altéo dans les Calanques
le 24/02/2016

Tous les mois le mensuel qui ne baisse jamais les bras décerne un "Ravi de plâtre" à une personnalité. Le préfet Stéphane Bouillon a ainsi été "honoré". Il a autorisé, missionné par le 1er ministre, le rejet des déchets liquides (arsenic, thorium, plomb) d’Altéo dans les eaux du parc national des Calanques. Amen. Après moult péripéties, l’usine gardannaise Alteo, premier producteur mondial « d’aluminium de spécialités », a été autorisée à prolonger ses « rejets liquides » (...)

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Des photos contre les clichés

On est ravi !
le 23/02/2016

Combattre le stéréotype d’une cité marseillaise trop mal connue au travers d’un objectif, c’est l’idée du projet « Les quatre saisons de la Castellane » et du photographe Teddy Seguin. « Le centre social a profité de ma présence pour parler d’autre chose, s’ouvrir à la vie quotidienne et surtout montrer un endroit où vivent les gens à l’aide des jeunes qui le fréquentent », ainsi Teddy Seguin évoque-t-il la genèse des « Quatre saisons de la (...)

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le Ravi en état d’urgence… sociale  !

le 22/02/2016

Une fois de plus, le Ravi est allé traîner ses guêtres dans les travées des états généraux de l’urgence sociale. Au menu de cette troisième édition : repenser, au-delà de la « simple » mise à l’abri des plus démunis, la question du lien social et de l’accueil de jour. Une urgence. Surtout en plein état d’urgence ! Un cahier spécial de 8 pages à lire dans le Ravi n°137, daté février, 2016 actuellement chez les marchands de journaux. « A chaque fois, on est (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

Ces morts qui nous gouvernent

L’enquête
le 7/05/2016

Les fantômes de Defferre, Médecin, Arreckx hantent Marseille, Nice, Toulon. Retour vers le futur pour un exercice d’archéologie politique de décryptage des dysfonctionnements de la démocratie locale.

Qui se souvient de Gaston Defferre, de son fameux chapeau déposé sur son cercueil lors de ses obsèques nationales, il y a tout juste 30 ans, le 12 mai 1986 ? Qui se rappelle de Jacques Médecin, de ses fameuses lunettes aux verres teintés, de son exil en Uruguay pour fuir de multiples condamnations pour corruption ? Qui pourrait décrire les deux anciens hommes politiques forts du Var, le « vieux lion » de Draguignan, Edouard Soldani et l’inamovible maire de Toulon, Maurice Arreckx, qui finira sa carrière par un petit séjour aux Baumettes ? Probablement pas les lycéens qui battent le pavé en passant leurs premiers examens de citoyenneté politique !

Les fantômes de ces quatre bonshommes hantent pourtant les assemblées municipales de Marseille, Nice, Toulon et Draguignan, ville qui fut en un autre siècle la préfecture varoise. Ils ont bien sûr chacun de nombreuses spécificités mais leur point commun c’est sans doute d’avoir érigé la pratique du clientélisme au rang de discipline scientifique. L’héritage de Defferre, de Médecin et d’Arreckx, qu’il soit revendiqué ou nié, pèse toujours lourd dans le fonctionnement et le dysfonctionnement des trois grandes métropoles régionales. D’où notre petit exercice d’archéologie politique : fouiller le passé pour mieux comprendre les fondations du présent.

Michel Gairaud

Au sommaire de l’enquête « Ces morts qui nous gouvernent », publiée dans le Ravi n°140, datée mai 2016) Actuellement chez les marchands de journaux en Paca :
p. 8 "La stature du commandeur" (30 ans après sa mort l’ombre de Defferre sur Marseille...)
p. 9 Le maire, le bourgeois et la bagnole
p. 10 "Estrosi n’a pas tué le père" (l’héritage médecin à Nice)
p. 10 Au royaume du borgne (le patriarche Jean-Marie le Pen au FN)
p. 11 "Ce système n’est pas démocratique", entretien avec Pierre Tafani, auteur de "Les clientèles politiques en France"
p. 11 Strip de Yakana : "les mystères de l’île de Paca"
p. 12 Parrains varois (les fantômes d’Arreckx et Soldani)
p.12 Tribune libre de Donato Pelayo de l’Aggliorieuse : "Georges Frêche, Ubu-Roi montpelliérain"

Rêve général

L’édito
le 7/05/2016

« En période d’état d’urgence, ce devrait être interdit de manifester. » Avec la franchise qui le caractérise, Christian Estrosi a exprimé haut et fort, sur France Info, un souhait largement partagé aussi bien au sein du gouvernement socialiste, de son opposition Républicaine qu’au Front national où l’on aime les défilés mais en ordre bien serré. Ah le temps béni où, après les attentats de Paris, il était si facile de circonscrire le moindre rassemblement durant la conférence internationale sur le climat ! Les dangereux activistes, les doux rêveurs écolos, les manifestants dangereusement rêveurs, n’avaient qu’à bien se tenir au nom de l’union nationale face à la menace terroriste…

Quoi qu’on pense de Nuit Debout, de ses limites, de son avenir, de sa capacité à favoriser la « convergence des luttes », de sa prétention à réduire la fracture sociale entre le centre des villes et leurs périphéries, le mouvement a d’ores et déjà réussi son pari : réinvestir l’espace public, relancer la machine à débattre, réaffirmer le besoin de « faire politique » en commun, réinventer des utopies mobilisatrices. Du mot d’ordre de « rêve général » à celui d’une grève tout aussi « générale » pour faire obstacle à la loi travail « et à son monde », il n’y a pas de doutes : nous sommes bien en mai.

Au sommaire du Ravi n°140, mai 2016

le - 7/05/2016 -

La « grosse » enquête Ces morts qui nous gouvernent Les fantômes de Defferre, Médecin, Arreckx hantent Marseille, Nice, Toulon. Retour vers le futur pour un exercice d’archéologie politique de décryptage des dysfonctionnements de la démocratie locale. 5 pages d’enquêtes, de reportages, d’analyses et de dessins. Séquence enquêtes 50 nuances de (vert de) gris Des identitaires aux royalistes en passant par les « nostalgériques » et même d’authentiques néo-nazis, (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org