Actualités

"Une belle affiche qui promet une super soirée !"

Imhotep (Iam) à propos du concert de soutien au Ravi le 13 mars
le 4/03/2015

Vous êtes abonné au Ravi. Qu’aimez-vous particulièrement dans ce journal ?Imhotep : « Je lis depuis plus de trente ans la presse satirique (Canard enchaîné, Hara-Kiri , Charlie Hebdo, Siné Mensuel...).D’une part parce que j’y trouve des infos et des points de vue absents des médias dominants , d’autre part parce que je préfère en rire qu’en pleurer . Le petit plus du Ravi, c’est bien sûr les nouvelles locales et l’actu de proximité ! En plus, le (...)

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Lettre aux adhérentes et adhérents de la Tchatche

Les administrateurs et les salariés de l’asso qui édite le Ravi prennent la parole
le 21/11/2014

Chères adhérentes, chers adhérents, Le président de la Tchatche a été contraint de déposer, mardi 18 novembre, le bilan de l’association au tribunal de grande instance. Lors de notre assemblée générale du 7 novembre, nous avions prévu de nous revoir pour une AG extraordinaire afin de décider de l’avenir de l’association une fois l’ensemble des éléments d’information rassemblés. Mais rapidement, les choses se sont accélérées. Deux rendez-vous ont précipité ce (...)

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De l’eau dans le gazoduc

le 19/11/2014

Le projet de gazoduc « Eridan » traversant le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône suscite de nombreuses oppositions, fédérant les inquiétudes des associations et des élus. Les grands projets industriels sont souvent baptisés par des noms de dieux de la mythologie grecque ou romaine. C’est celui d’un dieu-fleuve dont a écopé le projet de construction d’un nouveau gazoduc entre Saint-Martin-de-Crau (13) et Saint-Avit (26) : Eridan ou 220 km de nouvelles canalisations pour (...)

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Ecoles : chronique marseillaise d’un fiasco annoncé

le 17/11/2014

La mise en place chaotique de la réforme des rythmes scolaires à Marseille révèle au grand jour le piteux état des écoles publiques de la ville : budget municipal chagrin, encadrement « low cost », équipements obsolètes… « Le fond du problème, sur Marseille, c’est qu’il n’y a rien », soupire Corinne Vialle, déléguée syndicale SNUipp et directrice d’école au Rouet, qui raconte comment des questionnaires d’un cabinet d’experts-comptables, KPMG, ont (...)

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Lydia Schenardi (FN) revendique la censure des "journalistes malhonnètes"

Le Ravi de plâtre
le 13/11/2014

La conseillère régionale des Alpes-Maritimes, conseillère municipale de Menton, responsable départementale du FN « 06 » et ex-députée européenne (vive le cumul des mandats chez les notables du pseudo parti « anti-système » !), a une conception très particulière de la liberté de la presse.Après Mediapart le 6 septembre à Fréjus (83), après Radio Galère le 8 octobre à Marseille, cela a été au tour du Ravi (lire aussi page 10), le 18 octobre au Pontet (84), de se voir interdire par le FN (...)

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« L’éthique c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale..."

Le Castellet (83), conseil communautaire du 15/09/2014
le 10/11/2014

le Ravi teste chaque mois un conseil municipal en région Paca pour surveiller le fonctionnement de la démocratie locale. Ci-dessous, le conseil communautaire au Castellet dans le Var (en illustration le maire de Sanary-sur-Mer, Ferdinand Bernhard). Dans le numéro daté novembre du Ravi, en vente chez les marchands de journaux, nous avons testé le conseil communautaire de Cogolin, l’une des 3 mairie FN du "83". 15h03 Le très grand Ferdinand Bernhard, inamovible maire de Sanary-sur-Mer, (...)

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Mourir guéri ?

L’avenir du mensuel "pas pareil" de Paca en question
le 7/11/2014

Lettre ouverte des administrateurs de l’association la Tchatche et de l’équipe du mensuel le Ravi aux lecteurs et aux financeurs. Vous connaissez le refrain : le Ravi a besoin de vous. Vous le connaissez bien. Il revient désormais presque chaque année, au moment de sortir la crèche du placard, le sapin du garage et mamie de la maison de retraite. Sauf que là, le mensuel qui ne baisse jamais les bras a plus que des crampes. On se demande si ce n’est pas la gangrène. En (...)

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Nos médias ? On s’en parle

Semaine thématique au Gyptis, Marseille, du 5 au 11 novembre
le 6/11/2014

Le journaliste est un personnage idéal de cinéma. Souvent, il est reporter (Tintin est le plus connu d’entre eux), il fait tout pour faire triompher la vérité, faire tomber les masques ! Parfois, il a même des super-pouvoirs (de Captain Marvel à Spiderman, en passant par Superman, les plus populaires des Super-héros sont, dans le civil, des journalistes). Le travail des journalistes, s’il n’est pas aussi épique, est souvent farci d’embûches, de dilemmes éthiques (...)

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Y a plein d’arrangements...

Clientélisme : les incorrigibles
le 31/10/2014

En Paca, le client est roi. Et le clientélisme ne connaît pas la crise. Petit tour d’horizon de ce qui a fait la mauvaise réputation de notre belle région. « Dans un monde où tout se vend, l’interdiction d’échanger son vote contre de l’argent est simplement une norme sociale », tonnait la politologue Camille Floderer dans notre dossier sur la corruption, l’an dernier, à l’occasion d’un premier colloque de l’association Anticor (1). (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans la place (publique)

Et si on se réappropriait l’espace public ?
le 6/02/2015

le Ravi donne la parole à deux groupes de citoyens sur deux territoires, le premier dans le quartier populaire de Noailles, au cœur de Marseille, et le second à Cavaillon (84), au sein de l’association le Village. Chacun, en partant de ses expériences et de ses envies, s’est interrogé sur ce qu’est l’espace public, sur ce qu’il y manque pour que l’on puisse de nouveau s’y rencontrer et se l’approprier. Et si on repeignait les rues en couleur ? Et si on y plantait des fleurs ? Et si on créait des cuisines mobiles ? Nos ravissants apprentis journalistes sont eux-mêmes allés sur le terrain pour mener l’enquête et voir si leurs « Et si ? » pouvaient se transformer en « Pourquoi pas ! ».

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« Je n’y allais pas beaucoup mais quand j’étais à ma fenêtre j’avais l’impression d’être à la campagne, je regardais jouer les boulistes, les enfants… Et là on nous enlève nos arbres, les oiseaux qui vont avec, bref la vie. C’est une honte ! », s’énerve Andrée Pietri, retraitée et riveraine depuis d’une vingtaine d’années du square Michel Levy. Un des seuls, voire le seul poumon vert du quartier de Lodi à Marseille que la municipalité a cédé à un groupe privé pour la construction d’une cinquantaine de logements et de 300 parkings souterrains. Le tout sans consultation publique… Deux jours après les travaux, fin janvier, et l’abattage d’arbres centenaires, un collectif de riverains, rejoint par des zadistes et militants écologiques, occupe le parc et tente de le faire revivre.

Le cas de ce square ne fait malheureusement pas figure d’exception à Marseille. Le « livre noir » publié par le collectif Laisse Béton regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’appropriation par des promoteurs privés du peu d’espaces verts dont la ville de Marseille dispose. Un palmarès des « villes vertes » de L’Express, classait déjà, en 2009, Marseille au dernier rang des 20 plus grandes villes françaises concernant la superficie des espaces verts urbains avec 7,6 m2 par habitant (contre 68 m2 pour Strasbourg).

Dans la cité phocéenne, on préfère les grands espaces minéralisés, aux squares de quartier. Et même si le Vieux Port a remporté début 2014 le Prix européen du « meilleur espace public de l’année », au vu des critères de sélection (« vocation de civisme », « interventions visant à réduire les fractures sociales », « participation des citoyens dans la conception »…) on est en droit de se demander si le jury est venu en dehors des jours de manif…

Il paraît bien loin le temps où les grands-mères s’asseyaient devant les pas-de-porte pour jouer aux cartes ou discuter, loin l’époque où les places publiques permettaient de se rencontrer… Avec l’évolution de la ville (50 % de la population d’aujourd’hui est urbanisée), l’espace public s’est peu à peu transformé en un lieu de passage… Car évoquer la question de l’espace public pose la question de sa nécessaire réappropriation. « Le citoyen a l’impression d’être écarté des affaires publiques, exclu de la représentation politique avec des élites éloignées de ses préoccupations. D’où cette envie de réappropriation que le mouvement des Indignés ou Occupy Wall street peuvent symboliser », juge Isabelle Aubert (1), maître de conférence en philosophie à Paris I. Elle estime que la sphère privée, empiète de plus en plus sur nos espaces communs, où tout s’achète désormais.

Elle évoque aussi un espace public à deux vitesses avec une ségrégation géographique importante, des zones de la République délaissées, peu équipées en services publics, et les fractures, exclusions sociales qu’elles entraînent. « Ceux qu’on nomme "contre public", qui possèdent leur propre espace public, qui s’affirment contre l’expression dominante d’une population bien intégrée », continue-t-elle. Et que dire de ces smart citys, vendues à longueur de campagnes électorales, ultra organisées, qui nous observent, nous filent à l’aide de bornes GPS et cartes RFID, et qui, d’après la philosophe, « brisent la spontanéité nécessaire à l’expression politique » ?

Récemment, le maire écologiste de Grenoble a décidé de supprimer les 326 panneaux publicitaires de la ville pour les remplacer par des arbres et des panneaux d’expression publique. Mais les politiques étant ce qu’ils sont, c’est au citoyen de passer en force pour se réapproprier ses espaces publics : Zad, collectif antipub, végétalisation des rues, invasion de vélos et création de pistes cyclables à la craie… de Marseille à Toulon en passant par Avignon, les idées ne manquent pas en Paca. Architectes, urbanistes et autres professionnels descendent eux aussi de plus en plus dans la rue pour concevoir des projets avec les citoyens. C’est le cas du collectif Etc qui regroupe une dizaine d’architectes itinérants et qui, avec les habitants du quartier de Belsunce, se sont récemment réappropriés la place Louise Michel à Marseille en créant en quelques jours et sans autorisation préalable un espace à vivre où l’on peut prendre le temps de se rencontrer. « Le collectif est né en réaction à l’enseignement en architecture et au travail d’agence trop déconnectés du terrain. On voulait arrêter de penser à la place des gens et au contraire construire des projets avec eux, explique Florent Chiappero, l’un des architectes. Marseille a 20 ans de retard en matière de politique urbaine et tant mieux car du coup ça ouvre la porte à d’autres manières de faire. La pénurie est toujours porteuse d’innovations. » Pour le collectif, la construction n’est pas une fin en soi « mais la possibilité de soulever d’autres questions ».

Pendant trois mois, deux groupes de citoyens, un à Noailles (Marseille 1er) et l’autre à Cavaillon (84) ont réfléchi à la manière de se réapproprier les espaces publics dans le cadre des ateliers « Et si ? » que propose le Ravi en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisés. « Le mensuel irrévérencieux qui ne baisse jamais les bras » a accompagné Charlotte, Lucas, Omar, Josiane, Thierry et beaucoup d’autres dans leur réflexion et les a initiés à l’écriture journalistique. « Et si on repeignait les rues en rose ? » ; « Et si on mettait de la musique dans les abribus ? »  ; « Et si on créait une cuisine mobile ? » ; « Et si on pouvait investir un espace « multi fonctions », ouvert à tous, où il serait possible de faire la sieste, d’échanger, de projeter des films… ? » Bref, et si on s’approchait d’une utopie qui ne devrait pas en être une ?

De débats en discussions sont nées des envies : « J’irais bien me poser quelques heures place Homère pour raconter comment les habitants du quartier se sont réappropriés ce lieu », lance Charlotte. « J’aimerais bien savoir pourquoi les graffeurs choisissent la rue pour exercer leur art », s’interroge Lucas. Il a fallu se détacher un peu du concret pour explorer l’existant, mettre en lumière des initiatives ou interroger une ville sur son rapport aux espaces et initiatives publiques et la nécessité d’en voir poindre en bas de chez soi. Il a surtout fallu écrire. Pas facile pour certains qui n’en ont pas l’habitude, comme à Cavaillon. Mais comme pour la réappropriation de ce qui nous est commun, rien n’est insurmontable tant qu’on essaie de le faire ensemble !

Samantha Rouchard et Clément Chassot

1. Elle vient de publier « Habermas, une théorie critique de la société » après avoir consacré sa thèse à Jürgen Habermas, théoricien en philosophie et en sciences sociales qui a introduit la notion d’espace public pour la première fois en 1962. CNRS éditions, 25 euros.

"le Ravi crèche dans la place (publique)", un cahier spécial de 8 pages à lire dans le n°126 du Ravi, daté février 2015, actuellement chez les marchands de journaux.

Jusqu’à la caricature

Edito
le 6/02/2015

Après l’émotion, voici déjà revenu le temps des élections. Et toujours celui de l’abstention ? En mars, nous sommes invités à désigner nos représentants dans les assemblées départementales. L’exercice est étrange alors que l’avenir des conseils généraux, la définition de leurs futures compétences et des moyens dont ils disposeront demain, restent toujours incertains. Ce qui est sûr, c’est que les sortants s’accrochent à leurs fauteuils que d’autres convoitent avec gourmandise.

Que nos lecteurs hors des frontières des Bouches-du-Rhône pardonnent notre « Une » consacrée au patron du CG 13, candidat à sa succession. Mais Jean-Noël Guérini incarne avec talent, jusqu’à la caricature, ces poids lourds politiques locaux, accrochés à leurs mandats, mis en examen ou pas ! Son trait d’humour consistant à proposer de devenir actionnaire principal du Ravi, journal qui n’est pas à vendre, édité par une association à la gestion désintéressée, méritait bien un hommage.

Mais les facéties de Guérini, le prophète du « 13 », peuvent sembler dérisoires au regard d’autres enjeux : la misère sociale qui gangrène une partie de nos territoires, l’institutionnalisation de l’extrême droite et de ses discours alors que le FN espère s’emparer des CG du Var ou du Vaucluse… Parce que la démocratie locale ne se résume pas aux rituels électoraux, nous donnons longuement la parole dans ce numéro à des habitants des quartiers populaires, de simples citoyens qui lancent une question et explorent des solutions : et si on se réappropriait l’espace public ? Chiche !

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°126, février 2015

le - 6/02/2015 -

Les enquêtes Incinérateur : la facture flambe MPM, la communauté urbaine de Marseille, et Evéré, son délégataire, négocient en secret pour solder leurs différends financiers sur l’incinérateur de déchets à Fos-sur-Mer (13). Le brûle bordilles de Jean-Claude Gaudin va coûter très cher ! Une enquête co-réalisée avec Mediapart Départementales : sorties de route Chaussée glissante pour les élections, fin mars, dans les Bouches-du-Rhône. Guérini est en dérapage contrôlé, le PC au point (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org