Actualités

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Etats généraux contre la grande exclusion !
le 30/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien (...)

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Le FN au milieu du Pontet

Elections annulées : on pourrait revoter dans le Vaucluse
le 16/10/2014

Le tribunal administratif vient d’annuler les élections au Pontet dans le Vaucluse. En attendant un éventuel nouveau vote, le maire FN (qui fait appel devant le conseil d’Etat) applique les fondamentaux idéologiques de l’extrême droite. Reportage dans une ville en ébullition. Même si le FN y progresse depuis 2012, rares étaient ceux qui s’attendaient à voir Joris Hébrard, kiné beau gosse de 31 ans, prendre les rênes du Pontet. Il s’est emparé de cette (...)

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Réquisition, une question de volonté

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 15/10/2014

Légalement possible depuis une ordonnance de 1945, la réquisition de logements vacants reste un tabou en France. Pourtant d’autres pays utilisent cet outil pour répondre à la crise du logement. Petit tour d’horizon d’expériences passées et en cours. « Si on applique la loi sur la réquisition des logements vacants, c’est la guerre civile ! » Toujours dans la demi-mesure, comme lorsqu’elle avait demandé l’envoi de l’armée dans les cités (...)

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Marseille, capitale européenne du sport, label fantôme ?

le 14/10/2014

Marseille et la « dream team » de Jean-Claude Gaudin viennent d’obtenir le label "capitale européenne du sport" en 2017. Mais cette distinction a surtout des allures de coquille vide... Une capitale européenne peut en cacher une autre… Alors que Marseille est en plein bouillon de culture en cette année 2013, elle est candidate pour une autre échéance : devenir capitale européenne du sport en 2017 (cette enquête a été publiée en juin 2013. Le 14 octobre 2014 Marseille a été (...)

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Par la grâce de l’élu

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 13/10/2014

Un bon moyen d’accéder à un logement reste le clientélisme. Une tradition locale très partagée dans les quartiers Nord de Marseille... « En deux jours ça a été réglé, j’ai eu mon appartement. » Alors qu’à Marseille 38 000 demandes de logement social sont en attente, il y a parfois des petits miracles, comme celui vécu par Zahra (1) dans les quartiers nord de Marseille. Après avoir passé en vain un an à faire le siège de sa mairie de secteur et de son office HLM, cette (...)

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Pizzorno, roi des ordures

Dans le Var, ça sent bon la lavande mais aussi les poubelles…
le 10/10/2014

Dans le Var, ça sent bon la lavande mais aussi les poubelles… Dans un des rares départements de France à ne pas avoir de plan de gestion des déchets ménagers, le groupe Pizzorno a assis son pouvoir sur une montagne de bordilles… « Les petits arrangements suffisent ! Nous allons alerter la ministre de l’écologie et poursuivre le recours au niveau juridique. » Jean-Luc Longour, maire UDI du Cannet-des-Maures qui se bat depuis des années pour la fermeture de la décharge du (...)

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Des bâtisseurs d’avenir

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 9/10/2014

Des Habeilles de Saint-Mauront (3e) aux Castors de la Germaine (15e), en passant par le village de Marinaleda en Espagne, la parole est à des battants qui ont su unir leurs efforts pour accéder à la propriété collective ou à l’habitat participatif. Bzzzzz ! Le quartier Saint-Mauront de Marseille, l’un des plus pauvres de France, bourdonne aujourd’hui d’activité grâce aux Habeilles. Un collectif d’habitants, qui porte depuis deux ans et demi un projet (...)

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La gauche ? Au fond, à droite...

Un entretien avec Alain Badiou
le 8/10/2014

Le philosophe et écrivain Alain Badiou, auteur, entre autres, du célèbre « De quoi Sarkozy est-il le nom ? » est à Marseille, du 8 au 12 octobre. Il va intervenir du Toursky aux Variétés, en passant par la Busserine, le festival « Les Littorales » ou encore les Moulins Maurel (infos sur la programmation ici) . A l’initiative, entre autres, de l’association Alt(r)a Voce ou Pensons le matin, cet événement, dont le Ravi est partenaire, a été l’occasion, pour nous (...)

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Gaudin préfère le curé à l’instit’

Le sénateur-maire UMP de Marseille délaisse l’école publique au profit du privé
le 7/10/2014

Si la rentrée scolaire s’annonce une nouvelle fois épique dans les écoles publiques de Marseille, l’enseignement privé y rayonne. Par la grâce de Jean-Claude Gaudin. Jadis prof d’histoire dans le privé, le sénateur-maire UMP de Marseille est resté un ardent défenseur de l’enseignement dit « libre » (1). Alors que la rentrée s’annonce une nouvelle fois chaotique dans les établissements publics à cause de l’impréparation de la réforme des rythmes scolaires (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

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Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

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