Actualités

Les nouvelles combines à Nanard

le 28/01/2015

Après avoir fait affaire dans la reprise du groupe Nice-Matin par ses salariés, le PDG de La Provence lorgne sur une radio et une télé locale. Une enquête publiée dans le Ravi n°124 (décembre 2014). « Les projets qui agrandissent le groupe sont une bonne chose, mais j’attends que Bernard Tapie fournissent des outils positifs pour La Provence. » Elu SNJ au comité d’entreprise du quotidien provençal, Serger Mercier accueille d’autant plus fraîchement les opérations de (...)

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le Ravi cherche sa crèche

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 1er/10/2014

Comment faire pour combattre les difficultés d’accès au logement ? le Ravi a réuni un groupe d’habitants de la cité de La Viste, au nord de Marseille. Initiés au journalisme, ils ont posé les enjeux, mené des enquêtes, rédigé des articles et questionné des solutions. Et si on avait recours à des réquisitions publiques ? Et si on développait les expériences d’habitats groupés ? Et si on utilisait les nouvelles technologies pour faire face au logement d’urgence ? Avec (...)

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« Du genre à ne pas avoir de genre »

"Une région skizo ?" - Tribune libre de Bernard Turle, auteur, traducteur
le 30/09/2014

Bernard Turle vit dans le Var et traduit des auteurs du monde entier. Il a publié Autopsie d’une inquiétude, essai qui interroge le mauvais air du temps qui impreigne notre région plébiscitant le FN. Il s’interroge ici pour le Ravi sur « l’identité ». Qui suis-je ? Quau siau ? Who am I ? Malgré les apparences, je m’en moque, je n’ai pas besoin de m’étiqueter, ni provençal ni autre. Mon régionalisme n’a rien de traditionaliste et de restrictif, (...)

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Auchan... à la ville

le 29/09/2014

Le Vaucluse, vallée close, est-elle la chambre forte de la grande distribution en France ? Commerçants, collectivités, agriculteurs tentent de faire bouger les lignes… « C’est complètement fou d’aller s’enfermer sous de la taule pour faire ses courses, surtout ici, en Provence, où il fait tout le temps beau », s’exclame Pierre Harnois, président de Cavaillon Action Commerce, l’association qui a enfin réussi à fédérer tous les commerçants de la capitale (...)

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L’attaché de Gaudin qui fait tâche

Le collaborateur intégriste au Sénat du maire de Marseille...
le 27/09/2014

Alors que la réélection, ce dimanche 28 septembre, de Jean-Claude Gaudin comme sénateur UMP est tout aussi certaine que le retour à droite du palais du Luxembourg, enquête sur celui qui fut son attaché parlementaire au Sénat durant 11 ans, Guillaume de Thieulloy, patron d’une noria de sites web catho intégristes. Suite à la parution de cet article dans le Ravi (N°121 publié le 5 septembre) puis à un article du Canard enchaîné, Gaudin s’est enfin décidé de se séparer de son (...)

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Le retour de la Grande Tchatche

Entretien avec Michel Samson, auteur de "Gouverner Marseille"
le 26/09/2014

Reprise de la Grande Tchatche, l’émission politique mensuelle du Ravi sur radio Grenouille (88.8 sur la FM marseillaise) et sur le www.leravi.org . Michel Samson est au journalisme marseillais ce que la Bonne Mère est à la religion, le stade Vélodrome au ballon rond, la partie de carte de Pagnol au cinéma, la kalachnikov au banditisme… Bref, il est un monument ! Il est venu au journalisme par militantisme. Ses premières correspondances depuis Marseille, il les signe dans (...)

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Le Maghreb expulsé du port

le 25/09/2014

A Marseille, les navires en partance pour le Maghreb, actuellement amarrés dans un quartier dédié aux passagers, au tourisme et au commerce, risquent d’être relocalisés au nord du port, dédié à la logistique. Avec l’inauguration, en mai dernier, du centre commercial des Terrasses du Port, le « water front » marseillais poursuit sa mutation. Le projet stratégique de la nouvelle direction portuaire de Marseille pour 2014-2018 est à l’étude et ne sera publié qu’à la (...)

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Voir la Syrie et mourir

Des fous de dieu islamistes en Paca ?
le 24/09/2014

Les jeunes « fous de Dieu » islamistes sont une infime minorité en Paca. Leur histoire, reflet de blessures intimes et sociales, instrumentalisée par le FN, mobilise pourtant les imams modérés. Ces derniers organisent des « états généraux contre le radicalisme ». « Quand vous savez que votre sœur ou votre fille est en Syrie avec des monstres, c’est un cauchemar ! Une gamine de 15 ans n’a rien à faire dans un pays en guerre au milieu des sauvages, y’a rien (...)

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Orage à Orange

Tensions chez Jacques Bompard, le maire d’extrême droite du Vaucluse
le 23/09/2014

Baron du Nord-Vaucluse, le député-maire d’extrême droite d’Orange tient difficilement sa mairie. En témoignent les départs de deux de ses plus fidèles collaborateurs qui n’ont pas apprécié la montée en puissance du fils de Jacques Bompard dans l’appareil municipal. Le pouvoir dans la cité des Princes serait-il en train de vaciller ? Au vu des succès électoraux constants de Jacques Bompard, député-maire d’Orange (84) d’abord élu sous l’étiquette (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

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Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

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