Actualités

"Une belle affiche qui promet une super soirée !"

Imhotep (Iam) à propos du concert de soutien au Ravi le 13 mars
le 4/03/2015

Vous êtes abonné au Ravi. Qu’aimez-vous particulièrement dans ce journal ?Imhotep : « Je lis depuis plus de trente ans la presse satirique (Canard enchaîné, Hara-Kiri , Charlie Hebdo, Siné Mensuel...).D’une part parce que j’y trouve des infos et des points de vue absents des médias dominants , d’autre part parce que je préfère en rire qu’en pleurer . Le petit plus du Ravi, c’est bien sûr les nouvelles locales et l’actu de proximité ! En plus, le (...)

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Chronique d’une squatteuse

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 30/10/2014

Alice habite en squat à Marseille entre débrouillardise et choix de vie. « Déjà s’assurer que le lieu que l’on "ouvre" n’appartient pas à un privé car il risquerait de nous envoyer des gros bras pour nous virer. L’idéal c’est un bien en déshérence, mais c’est très difficile à trouver. Ensuite, lorsque la police débarque, il faut prouver que l’on est domicilié à cette adresse depuis plus de 48 heures. Pour ça on s’envoie un courrier (...)

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Quand Facebook a du bon

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 29/10/2014

Via internet, des citoyens se mobilisent pour mettre des SDF à l’abri du froid et de la faim. En février 2012, une vague de froid submerge la France. Le Samu social est débordé et des sans-abri meurent dans les rues. Brann du Sénon, ancien SDF vivant désormais à la campagne, décide d’installer des caravanes sur son lopin de terre de Seine-et-Marne et d’y accueillir ceux qui ont besoin d’un toit sur la tête et d’un plat chaud. Avec Cédric Leret, lui aussi (...)

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Construire pour se reconstruire

Et si on luttait pour l’accès au logement ?
le 28/10/2014

La communauté Emmaüs Lescar Pau, dans le Béarn, permet à des compagnons de participer à la construction de leur propre maison… C’est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pied, ceux qui vivent là ont jeté la clef… Au village Emmaüs Lescar Pau, les maisons sont plutôt colorées et un peu biscornues mais l’esprit « on se retrouve ensemble après des années de routes » est bien là. Dans cette communauté Emmaüs du Béarn (64) - la plus grosse de France - qui (...)

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La Maison commune de Cavaillon

On est ravi !
le 27/10/2014

« Des pov’gens, y’en a pas qu’à Marseille ou Avignon… », s’indigne Thierry, habitué de la Maison commune (1) de Cavaillon (84) et ancien chauffeur de poids lourds désormais invalide au visage marqué par l’alcool. Inaugurée en juillet dernier par le préfet de Vaucluse, cet ancien hangar de 320 m - maintenant partagé entre trois associations (le Village, le Secours populaire et les Restos du cœur) - a ouvert en décembre 2013. A la base du projet, le (...)

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Grande Tchatche sur le Front National

Entretien avec Elsa Di Méo, fondatrice du Forum républicain, conseillère régional PS
le 24/10/2014

Diffusion de la Grande Tchatche, l’émission politique mensuelle du Ravi sur radio Grenouille en direct ce vendredi 24 octobre à 18 heures (88.8 sur la FM marseillaise) et en écoute en streaming dans la rubrique Grande Tchatche du www.leravi.org . Lors de la naissance d’Elsa Di Méo, en janvier 1982, François Mitterrand, alors très populaire à gauche, gouvernait la France avec le parti communiste. Le tournant de la rigueur n’était pas à l’ordre du jour et le Front (...)

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le Ravi, comme Heidi, campe à la Villa Méditerranée

Idea camp à Marseille pour "s’approprier l’espace public"
le 23/10/2014

Comment se réapproprier l’espace public ? Trois jours durant, une cinquantaine de porteurs d’idées vont plancher sur ce sujet à Marseille, à la Villa Méditerranée. Sous l’œil attentif et avec le concours des médias citoyens. Malgré tous les exemples qui nous viennent en tête (et que l’actualité en particulier politique mais aussi économique, culturelle, sportive, internationale nous fournit), il faut se rendre à l’évidence : l’homme est un être (...)

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Le Front national trie les journalistes en Provence-Alpes-Côte d’Azur

le Ravi placé sur « liste noire » par Marion Maréchal Le Pen dans le Vaucluse...
le 21/10/2014

Et de trois ! Ce samedi 18 octobre 2014 Clément Chassot, journaliste au mensuel le Ravi, s’est vu interdire l’accès d’une conférence de presse de Marion Maréchal Le Pen. La députée et patronne de la fédération FN du Vaucluse y faisait sa « rentrée politique ». Le journaliste du Ravi figurait sur une liste rouge et a été éconduit, fermement mais sans heurts. Cet incident s’inscrit dans une série. Le 8 octobre, Stéphane Ravier, le sénateur-maire du 7ème secteur de (...)

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Le fabuleux dessein d’Amélie...

Une tribune libre de Natacha Guiboud, administratrice d’ECOLOC
le 21/10/2014

C’est un centre de vacances dans les Hautes-Alpes par lequel des générations de gamins des quartiers nord sont passées. En 2010, il a fermé. Depuis, une association veut le faire revivre. Et la vallée autour avec. Comme bien des régions de France éloignées des grands centres producteurs de « richesses », la vallée de la Méouge (dans les Hautes-Alpes) se bat pour exister. Certains villages ont des représentants ouverts sur l’extérieur, qui acceptent d’être remis en (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans la place (publique)

Et si on se réappropriait l’espace public ?
le 6/02/2015

le Ravi donne la parole à deux groupes de citoyens sur deux territoires, le premier dans le quartier populaire de Noailles, au cœur de Marseille, et le second à Cavaillon (84), au sein de l’association le Village. Chacun, en partant de ses expériences et de ses envies, s’est interrogé sur ce qu’est l’espace public, sur ce qu’il y manque pour que l’on puisse de nouveau s’y rencontrer et se l’approprier. Et si on repeignait les rues en couleur ? Et si on y plantait des fleurs ? Et si on créait des cuisines mobiles ? Nos ravissants apprentis journalistes sont eux-mêmes allés sur le terrain pour mener l’enquête et voir si leurs « Et si ? » pouvaient se transformer en « Pourquoi pas ! ».

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« Je n’y allais pas beaucoup mais quand j’étais à ma fenêtre j’avais l’impression d’être à la campagne, je regardais jouer les boulistes, les enfants… Et là on nous enlève nos arbres, les oiseaux qui vont avec, bref la vie. C’est une honte ! », s’énerve Andrée Pietri, retraitée et riveraine depuis d’une vingtaine d’années du square Michel Levy. Un des seuls, voire le seul poumon vert du quartier de Lodi à Marseille que la municipalité a cédé à un groupe privé pour la construction d’une cinquantaine de logements et de 300 parkings souterrains. Le tout sans consultation publique… Deux jours après les travaux, fin janvier, et l’abattage d’arbres centenaires, un collectif de riverains, rejoint par des zadistes et militants écologiques, occupe le parc et tente de le faire revivre.

Le cas de ce square ne fait malheureusement pas figure d’exception à Marseille. Le « livre noir » publié par le collectif Laisse Béton regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’appropriation par des promoteurs privés du peu d’espaces verts dont la ville de Marseille dispose. Un palmarès des « villes vertes » de L’Express, classait déjà, en 2009, Marseille au dernier rang des 20 plus grandes villes françaises concernant la superficie des espaces verts urbains avec 7,6 m2 par habitant (contre 68 m2 pour Strasbourg).

Dans la cité phocéenne, on préfère les grands espaces minéralisés, aux squares de quartier. Et même si le Vieux Port a remporté début 2014 le Prix européen du « meilleur espace public de l’année », au vu des critères de sélection (« vocation de civisme », « interventions visant à réduire les fractures sociales », « participation des citoyens dans la conception »…) on est en droit de se demander si le jury est venu en dehors des jours de manif…

Il paraît bien loin le temps où les grands-mères s’asseyaient devant les pas-de-porte pour jouer aux cartes ou discuter, loin l’époque où les places publiques permettaient de se rencontrer… Avec l’évolution de la ville (50 % de la population d’aujourd’hui est urbanisée), l’espace public s’est peu à peu transformé en un lieu de passage… Car évoquer la question de l’espace public pose la question de sa nécessaire réappropriation. « Le citoyen a l’impression d’être écarté des affaires publiques, exclu de la représentation politique avec des élites éloignées de ses préoccupations. D’où cette envie de réappropriation que le mouvement des Indignés ou Occupy Wall street peuvent symboliser », juge Isabelle Aubert (1), maître de conférence en philosophie à Paris I. Elle estime que la sphère privée, empiète de plus en plus sur nos espaces communs, où tout s’achète désormais.

Elle évoque aussi un espace public à deux vitesses avec une ségrégation géographique importante, des zones de la République délaissées, peu équipées en services publics, et les fractures, exclusions sociales qu’elles entraînent. « Ceux qu’on nomme "contre public", qui possèdent leur propre espace public, qui s’affirment contre l’expression dominante d’une population bien intégrée », continue-t-elle. Et que dire de ces smart citys, vendues à longueur de campagnes électorales, ultra organisées, qui nous observent, nous filent à l’aide de bornes GPS et cartes RFID, et qui, d’après la philosophe, « brisent la spontanéité nécessaire à l’expression politique » ?

Récemment, le maire écologiste de Grenoble a décidé de supprimer les 326 panneaux publicitaires de la ville pour les remplacer par des arbres et des panneaux d’expression publique. Mais les politiques étant ce qu’ils sont, c’est au citoyen de passer en force pour se réapproprier ses espaces publics : Zad, collectif antipub, végétalisation des rues, invasion de vélos et création de pistes cyclables à la craie… de Marseille à Toulon en passant par Avignon, les idées ne manquent pas en Paca. Architectes, urbanistes et autres professionnels descendent eux aussi de plus en plus dans la rue pour concevoir des projets avec les citoyens. C’est le cas du collectif Etc qui regroupe une dizaine d’architectes itinérants et qui, avec les habitants du quartier de Belsunce, se sont récemment réappropriés la place Louise Michel à Marseille en créant en quelques jours et sans autorisation préalable un espace à vivre où l’on peut prendre le temps de se rencontrer. « Le collectif est né en réaction à l’enseignement en architecture et au travail d’agence trop déconnectés du terrain. On voulait arrêter de penser à la place des gens et au contraire construire des projets avec eux, explique Florent Chiappero, l’un des architectes. Marseille a 20 ans de retard en matière de politique urbaine et tant mieux car du coup ça ouvre la porte à d’autres manières de faire. La pénurie est toujours porteuse d’innovations. » Pour le collectif, la construction n’est pas une fin en soi « mais la possibilité de soulever d’autres questions ».

Pendant trois mois, deux groupes de citoyens, un à Noailles (Marseille 1er) et l’autre à Cavaillon (84) ont réfléchi à la manière de se réapproprier les espaces publics dans le cadre des ateliers « Et si ? » que propose le Ravi en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisés. « Le mensuel irrévérencieux qui ne baisse jamais les bras » a accompagné Charlotte, Lucas, Omar, Josiane, Thierry et beaucoup d’autres dans leur réflexion et les a initiés à l’écriture journalistique. « Et si on repeignait les rues en rose ? » ; « Et si on mettait de la musique dans les abribus ? »  ; « Et si on créait une cuisine mobile ? » ; « Et si on pouvait investir un espace « multi fonctions », ouvert à tous, où il serait possible de faire la sieste, d’échanger, de projeter des films… ? » Bref, et si on s’approchait d’une utopie qui ne devrait pas en être une ?

De débats en discussions sont nées des envies : « J’irais bien me poser quelques heures place Homère pour raconter comment les habitants du quartier se sont réappropriés ce lieu », lance Charlotte. « J’aimerais bien savoir pourquoi les graffeurs choisissent la rue pour exercer leur art », s’interroge Lucas. Il a fallu se détacher un peu du concret pour explorer l’existant, mettre en lumière des initiatives ou interroger une ville sur son rapport aux espaces et initiatives publiques et la nécessité d’en voir poindre en bas de chez soi. Il a surtout fallu écrire. Pas facile pour certains qui n’en ont pas l’habitude, comme à Cavaillon. Mais comme pour la réappropriation de ce qui nous est commun, rien n’est insurmontable tant qu’on essaie de le faire ensemble !

Samantha Rouchard et Clément Chassot

1. Elle vient de publier « Habermas, une théorie critique de la société » après avoir consacré sa thèse à Jürgen Habermas, théoricien en philosophie et en sciences sociales qui a introduit la notion d’espace public pour la première fois en 1962. CNRS éditions, 25 euros.

"le Ravi crèche dans la place (publique)", un cahier spécial de 8 pages à lire dans le n°126 du Ravi, daté février 2015, actuellement chez les marchands de journaux.

Jusqu’à la caricature

Edito
le 6/02/2015

Après l’émotion, voici déjà revenu le temps des élections. Et toujours celui de l’abstention ? En mars, nous sommes invités à désigner nos représentants dans les assemblées départementales. L’exercice est étrange alors que l’avenir des conseils généraux, la définition de leurs futures compétences et des moyens dont ils disposeront demain, restent toujours incertains. Ce qui est sûr, c’est que les sortants s’accrochent à leurs fauteuils que d’autres convoitent avec gourmandise.

Que nos lecteurs hors des frontières des Bouches-du-Rhône pardonnent notre « Une » consacrée au patron du CG 13, candidat à sa succession. Mais Jean-Noël Guérini incarne avec talent, jusqu’à la caricature, ces poids lourds politiques locaux, accrochés à leurs mandats, mis en examen ou pas ! Son trait d’humour consistant à proposer de devenir actionnaire principal du Ravi, journal qui n’est pas à vendre, édité par une association à la gestion désintéressée, méritait bien un hommage.

Mais les facéties de Guérini, le prophète du « 13 », peuvent sembler dérisoires au regard d’autres enjeux : la misère sociale qui gangrène une partie de nos territoires, l’institutionnalisation de l’extrême droite et de ses discours alors que le FN espère s’emparer des CG du Var ou du Vaucluse… Parce que la démocratie locale ne se résume pas aux rituels électoraux, nous donnons longuement la parole dans ce numéro à des habitants des quartiers populaires, de simples citoyens qui lancent une question et explorent des solutions : et si on se réappropriait l’espace public ? Chiche !

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°126, février 2015

le - 6/02/2015 -

Les enquêtes Incinérateur : la facture flambe MPM, la communauté urbaine de Marseille, et Evéré, son délégataire, négocient en secret pour solder leurs différends financiers sur l’incinérateur de déchets à Fos-sur-Mer (13). Le brûle bordilles de Jean-Claude Gaudin va coûter très cher ! Une enquête co-réalisée avec Mediapart Départementales : sorties de route Chaussée glissante pour les élections, fin mars, dans les Bouches-du-Rhône. Guérini est en dérapage contrôlé, le PC au point (...)

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@-Leravi - http://www.leravi.org