Actualités

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Etats généraux contre la grande exclusion !
le 30/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien (...)

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Orage à Orange

Tensions chez Jacques Bompard, le maire d’extrême droite du Vaucluse
le 23/09/2014

Baron du Nord-Vaucluse, le député-maire d’extrême droite d’Orange tient difficilement sa mairie. En témoignent les départs de deux de ses plus fidèles collaborateurs qui n’ont pas apprécié la montée en puissance du fils de Jacques Bompard dans l’appareil municipal. Le pouvoir dans la cité des Princes serait-il en train de vaciller ? Au vu des succès électoraux constants de Jacques Bompard, député-maire d’Orange (84) d’abord élu sous l’étiquette (...)

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Tous les Pacaïens, toutes les Pacaïennes...

Identités : Une région schizo !
le 22/09/2014

Paca, la région de Jean-Marie ou de Zinedine ? Une région bipolaire, schizophrène ou qui, carrément, n’existe pas ? Ballade au pays des identités multiples d’une région qui a du caractère. Comme disait la pub : « Vous avez le droit de rater vos vacances, pas vos photos. » En Paca, vous ne manquerez pas de clichés. Au point que s’interroger sur l’identité de notre région est casse-gueule. Mais Michel Vauzelle, le patron (PS) du Conseil régional, peut souffler : son (...)

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« Gouverner, c’est donner à certains, pas à d’autres »

Un entretien sur le clientélisme avec Cesare Mattina
le 19/09/2014

Samedi 27 septembre, Anticor organise à Aix-en-Provence, un deuxième colloque sur la corruption. Avec notamment l’appui du Ravi, mais aussi de l’Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux dirigé par le sociologue Laurent Mucchielli (voir aussi l’excellent site ressource "délinquance, justice et questions de société"). Le programme du colloque (entrée libre), c’est ici. Samedi après-midi, à 14 heures, aura lieu une table ronde "corruption (...)

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Interruption involontaire au planning familial

le 16/09/2014

Le planning familial 13, avec un déficit de 70 000 euros, ferme des permanences et supprime des postes. La faute à une mauvaise gestion ? Ou plutôt à celle d’une baisse des subventions ? Rencontre à Marseille avec une institution pourtant quinquagénaire et précieuse. C’est mercredi, il fait chaud. Après avoir fait les cent pas devant le 106 boulevard National, dans le troisième arrondissement de Marseille, Louise s’est enfin décidée à pousser l’énorme porte grise du (...)

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Les Calanques : leur parc national, leurs cabanons et leurs eaux polluées...

le 9/09/2014

Le parc national des calanques vient de céder face à Alteo Gardanne (l’usine ex-Pechiney avec ses boues rouges) en autorisant l’industriel durant 30 ans à déverser ses eaux résiduelles... Les rejets d’eaux usées de la métropole voisine ou ceux de lourds déchets industriels en pleine mer restent le gros point noir des calanques marseillaises. Au sommet du col de Sormiou, au cœur du parc national des Calanques créé en 2012, le contraste est saisissant. Dans le dos, au (...)

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Manifeste pour un mensuel régional pas pareil !

le 8/09/2014

Pas de presse pas pareille sans lecteurs pas pareils ! Une fois de plus, la formule reste d’actualité. L’avenir du Ravi dépend toujours de vous. L’avenir du Ravi repose sur votre capacité, adhérents de la Tchatche, l’association qui édite depuis dix ans le mensuel, lecteurs occasionnels ou réguliers, aficionados des médias citoyens et du débat public, à persuader plus de monde qu’un journal indépendant ne s’achète pas : il se finance ! En clair, il nous (...)

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Gaudin préfère le curé à l’instit’

Le sénateur-maire UMP de Marseille délaisse l’école publique au profit du privé
le 5/09/2014

Enfants à la rue le vendredi après-midi, gardiennage improvisé à la place des temps périscolaires... Si, pour la rentrée scolaire, c’est la crise dans les écoles publiques de Marseille , l’enseignement privé rayonne. Par la grâce de Jean-Claude Gaudin. le Ravi publie dans son numéro de septembre, en vente chez les marchands de journaux, une enquête exclusive décrivant comment le sénateur-maire UMP privilégie les écoles confessionnelles... Jadis prof d’histoire dans le (...)

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« C’est moi qui fais la police ici, pas vous ! »

Fréjus (83), conseil municipal du 24/06/2014
le 5/09/2014

le Ravi teste chaque mois un conseil municipal en région Paca pour surveiller le fonctionnement de la démocratie locale. Avec une attention particulière dans les villes désormais gérées par l’extrême droite. Ci-dessous, Fréjus (FN) dans le Vaucluse. Dans le numéro daté septembre du Ravi, en vente chez les marchands de journaux, nous avons testé le conseil municipal UMP d’Aubagne (13). 18h02 le Ravi tente de s’installer à la table de presse. Nous sommes de trop, une (...)

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Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

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Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

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