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le Ravi crèche à Paris !

La grosse enquête
le 4/11/2010

À l’Élysée, à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les coulisses du pouvoir, mais aussi dans la rue en colère, chez nos confrères du Canard Enchaîné et de Charlie Hebdo, le mensuel régional qui ne baisse jamais les bras a posé ses bagages à la capitale…

Marseille, Nice, Toulon, Avignon. Mais aussi Aix-en-Provence, Arles, Draguignan, Cannes, la Seyne-sur-Mer, Manosque et Forcalquier… Les lecteurs les plus acharnés (au fait, vous êtes abonnés ?) savent que « le mensuel régional qui ne baisse jamais les bras » a instauré un petit rituel. le Ravi « crèche » régulièrement dans l’une des villes de notre belle région. Objectif ? Se livrer sur plusieurs pages à une radioscopie des mœurs politiques mais aussi des enjeux sociaux, économiques et culturels dans un même lieu, un même temps et une même action. Comme dans les bonnes tragédies. Sans oublier, bien entendu, de persifler et de s’amuser…

Et si on créchait à Paris ? L’idée a d’abord été lancée comme une boutade. Aussitôt mise de côté. Quel sens cela aurait-il pour un « régional » d’aller poser ses bagages à la capitale ? Et puis, le projet a fait doucement son chemin. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Nos élus, tout d’abord, passent à nos frais une bonne partie de leur vie à Paris. À quoi les 40 députés et les 22 sénateurs de Paca s’occupent-ils à l’ombre de la Tour Eiffel ? Souvent dotés aussi de mandats locaux, ils font mine, à domicile, de n’être pour rien dans les décisions qui viennent « d’en haut ». Le bouclier fiscal, la réforme des retraites, ce ne sont pourtant pas des représentants du Botswana qui les ont adoptés !

Depuis notre bon Gaston Defferre, la décentralisation a mis un peu d’eau dans le vin du jacobinisme. Mais il a encore de beaux restes. Même en pleine période de grèves, il est toujours plus rapide de se rendre de Marseille à Paris qu’à Nice ! Entre autres joyeusetés, on retiendra du premier mandat de Nicolas Sarkozy (vous en voulez encore ?) un formidable mouvement de re-concentration du pouvoir dans les frontières du périphérique. Pour informer sur la région, il va donc falloir prendre l’habitude de circuler avec la RATP.

Dans la presse, il y a une figure de style classique : celle du grand reporter parisien débarquant en province pour distribuer les bons et les mauvais points. Mauvais esprits, nous n’avons pas pu résister à l’envie de renvoyer l’ascenseur. À Paris, on trouve affairisme et clientélisme, pratiques exotiques que l’on prête volontiers exclusivement au Sud. Certains habitants de la Ville lumière s’y ennuient un peu la nuit. Moins qu’à Manosque après 19 heures ? La capitale brille, certes, mais le « bobo » y prolifère au détriment du « prolo ». Comme, demain, dans nos villes ?

Il y a aussi à Paris des Parisiens heureux, des gens qui ont quitté la région Paca parce qu’ils n’y trouvaient pas de boulot ou leur compte. Des abonnés au Ravi (bis repetita, comme vous ?). Nous leur avons rendu visite. Et puis nous nous sommes fait aussi plaisir en sonnant aux portes de certaines rédactions, celle du Canard Enchaîné ou de Charlie Hebdo. Celle de Mediapart également, avec laquelle nous faisons des projets. Mais ça, nous vous le raconterons prochainement car les aventures parisiennes du petit Ravi ne font que commencer…

M. G.

Au sommaire de la « grosse enquête » du Ravi n°79, daté novembre 2010

Page 6le Ravi crèche au Canard & à Charlie ■ Entretien : Avec J.-L. Touly, d’Anticor

Page 7 ■ Paca mon désamour ■ le Ravi crèche avec Falco aux Invalides

Page 8 ■ Strip : les bobo-sapiens ■ Tribune : Paris, capitale européenne du sommeil

Page 9le Ravi crèche dans la rue ■ le Ravi crèche à l’Assemblée ■ le Ravi crèche à l’Élysée

Page 10le Ravi crèche au Sénat

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