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Stop à la bétonisation du littoral marseillais !

Une tribune de Henri Augier, président de "Union Calanques Littoral"
le 6/10/2016

Le président de l’UCL (Union Calanques Littoral) proteste contre le "scandale des opérations immobilières et commerciales à l’Escalette (Marseille), au cœur du parc national des calanques".

UCL est une association fédérative crée en 1992 pour la sauvegarde du site prestigieux des calanques devenu parc national en 2012. L’une de ses premières actions fut de proposer la création d’un parc national pour mettre définitivement à l’abri ce joyau incomparable de notre patrimoine national et marseillais.

Les différentes unités territoriales du site de l’Escalette sont indissociables et forment, au bénéfice du parc national, un ensemble historique remarquable, une sorte de musée de plein air qu’il convient de pérenniser : le blockhaus et son terrain, l’ancienne usine de plomb et ses cheminées rampantes (une spécificité marseillaise), le restaurant et le petit port. En fait :

1) La propriété du "belvédère" (15 270 m2) et son blockhaus sont en vente pour la modique somme de 2 090 000 €. Cette propriété, en front de mer, au passé militaire, est encore enlaidie, depuis18 ans, par un mur de 2 mètres tout-à-fait inadmissible dans le paysage sauvage qui l’entoure.
Cette propriété est sur le domaine public maritime, dans une zone classée Natura 2000, et surtout au CŒUR même du parc national ; elle compte des espèces protégées par la loi.

2) L’ancienne usine de plomb de 4 ha a également été mise en vente récemment !
Rappelons que :
. Une partie de l’usine a déjà été préemptée par le conseil départemental des Bouches-du-Rhône (anciennement conseil général).
. Qu’en 1997, le site inconstructible est devenu zone de « projet ». Les promoteurs furent au rendez-vous, mais la vente fut annulée par le tribunal. Par ailleurs, le petit snack avait été transformé en boite de nuit- karaoké en construisant illégalement sur une surface de 260 m2.
. Qu’en mars 2011, s’est fait jour le désir de construire un édifice sur une surface de 260 x 5 m. Le prétexte invoqué s’appuyait sur l’existence d’un chantier dans des locaux fortement pollués destinés à devenir une galerie d’art ; le public devait d’ailleurs signer une décharge pour circuler !

Fidèle à ses convictions et à ses engagements, UCL, alliée au CIQ (Comité d’intérêt de quartier), aux autres associations concernées (celle présidée par Mr Marcadet, en particulier) et aux élus (notamment Mme Paloix et Mme Lévy-Mozziconacci), dénonce avec la plus grande fermeté ces projets hors la loi : hors la loi littoral, hors le loi sur l’occupation du domaine public maritime, hors la loi sur les espèces protégées, hors la loi qui régit les parc nationaux !

UCL en appelle aux autorités compétentes et aux responsables du parc national d’arrêter tout projet de construction et demande que soit appliquée la règle de la préemption par le conservatoire du littoral ou le conseil départemental.

Henri Augier

@-Leravi - http://www.leravi.org