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Rassemblement des exilés des CAO

Marseille, Préfecture, lundi 30 janvier 2017, 12h30
le 30/01/2017

Le LUNDI 30 JANVIER à 12h30 les exilés dispersés de Calais et hébergés dans les CAO à Marseille appellent à une mobilisation solidaire devant la Préfecture de Marseille :

Voici le communiqué des CAO de Marseille :

"Nous sommes des migrants, des exilés du Soudan, d’Afghanistan etc…, et depuis le démantèlement du camp de Calais en octobre dernier, nous sommes hébergés dans des CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) éparpillés dans Marseille et alentour. Au moment de quitter la jungle, nous avons reçu de nombreuses promesses des responsables du gouvernement comme quoi nous pourrions faire notre demande d’asile en France… et que le règlement « Dublin » ne serait pas appliqué. Ce règlement consiste à nous renvoyer dans le premier pays européen où on a pris nos empreintes. Pour la majorité d’entre nous, c’est l’Italie : nos empreintes ont été enregistrées là-bas sous la contrainte, parfois sous les menaces physiques, et sans aucune explication. Aujourd’hui, on nous dit que les promesses du gouvernement français ne seront pas tenues, et qu’on va nous renvoyer en Italie. Nous ne voulons pas partir là-bas. Nous voulons que nos empreintes soient effacées, pour faire nos démarches de demande d’asile en France. L’Italie ou Calais, c’est la même chose : dormir dans la rue, dormir dans la jungle, sans aucun moyen, sous la menace de la violence policière. Nous ne voulons plus patienter. Nous voulons enfin pouvoir vivre nos vies.

NOUS NOUS RASSEMBLONS AUJOURD’HUI, COLLECTIVEMENT, POUR QUE LES PROMESSES SOIENT RESPECTEES : ET QUE NOUS PUISSIONS FAIRE NOTRE DEMANDE D’ASILE A MARSEILLE. MERCI DE VOTRE SOLIDARITE !"

Ils sont soutenus par de nombreux collectifs marseillais qui dénoncent une politique de tri mise en place par la préfecture des Bouches du Rhône, disqualifiant une part importante de ces personnes dans l’accès au procédure d’asile en les soumettant au « règlement Dublin » : la déportation dans le premier pays de prise d’empreintes dans l’Union Européenne (principalement l’Italie, la Hongrie et la Grèce, aux conditions d’accueil gravement défaillantes).

Dans les préfectures de Gironde, de Loire Atlantique, de Meurthe-et-Moselle, Alsace-Moselle, Midi-Pyrénées, les promesses gouvernementales de levée de Dublin ont été respectées. Pourquoi pas dans les Bouches-du-Rhône ?

Une lettre rédigée par les migrants et une lettre co-signée par de nombreux collectifs et associations ont été adressées au préfet Stéphane Bouillon, le rappelant à son devoir d’exercer les promesses proclamées par le gouvernement français et non appliquées par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Elles sont restées sans réponse.

Lundi 23 Janvier, une réunion publique a permis aux exilés de raconter leur périple et de révéler la politique d’expulsion quotidienne et menée dans la plus grande discrétion depuis les CAO. Cette réunion a mobilisé un large public soucieux de soutenir ces personnes, qui subissent par ailleurs des conditions d’accueil dégradées dans les CAO (peu d’accès aux soins, de suivi administratif, mesures coercitives diverses). Il a été décidé conjointement d’organiser un rassemblement devant la préfecture pour casser la loi du silence.

Ne laissons pas l’Etat pratiquer son tri en silence !
De leur politique de dispersion et d’intimidation démultiplions les foyers de résistance, de rencontre et de solidarité !

Collectif El Manba-Soutien MigrantEs 13

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@-Leravi - http://www.leravi.org