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Ce mois-ci dans le Ravi

Ecoles en péril

La grosse enquête
le 18/09/2019
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Zéro de conduite
Bien sûr il n’y a pas qu’à Marseille que les écoles primaires publiques dysfonctionnent, faute d’investissements, d’entretien et de personnels suffisants. Mais l’état de délabrement d’un grand nombre d’écoles dans la capitale régionale bat les records. En 2016, Libération avait donné un écho national à la situation en titrant à sa Une : « La honte de la République. »

Trois ans plus tard, parents d’élèves et enseignants attendent toujours les effets de la mobilisation promise par la municipalité et l’Etat. Rappelons-le, alors que des élections locales approchent : les communes ont la charge des écoles maternelles et élémentaires. Elles les construisent, sont propriétaires des locaux, en charge des réparations, des équipements, des cantines et de leur personnel.

En voulant confier la rénovation des écoles à un partenariat public-privé, Jean-Claude Gaudin et sa majorité ont cherché, à prix d’or pour la Ville, à se défausser de leurs responsabilités. Une mobilisation inédite, fédérant collectifs, syndicats et élus, s’y est opposée avec succès. Mais en attendant, les préfabriqués hors d’usage, les peintures écaillées, les toilettes insalubres, les locaux indignes, les toitures qui fuient, les chauffages en panne, les classes surchargées sont toujours au programme. Comme par hasard dans les quartiers les plus pauvres. Là où l’école publique fait le plus sens.

Michel Gairaud

p.8 & 9 Gaudin éternel mauvais élève
p. 9 Ecole fracturée
p. 10 Le cadeau d’adieu de Gaudin au privé
p. 10 Les délogés
p. 10-11 Classe contre classe
p. 11 Strip de Tone & CDM : les ratasses
p. 12 Mixité buissonnière (la carte scolaire)
p. 12 Tribune libre du Collectif des écoles marseillaises
p. 13 Péri(l)scolaire en la demeure
p. 13 Ailleurs dans la région

Aouuuuh !

L’édito
le 4/09/2019

La rentrée sociale n’a pas eu lieu sur les ronds-points mais au pied des alpages. Des éleveurs, avec leurs moutons, ont tenu le siège de la préfecture de Gap. Une fois de plus, ils ont crié au loup après une année particulièrement meurtrière parmi les troupeaux. Mais ils ont dû lever le camp sans avoir obtenu le droit de tirer sur le prédateur dans les parcs nationaux. Exaspéré, un mystérieux commando encagoulé, armé de fusils, de bâtons et de fourches – se revendiquant d’un Front de libération du Champsaur – menace même dans une vidéo « d’entrer en action ».

Bien sûr, l’homme est un loup pour le loup qu’il a failli exterminer en Europe. Bien sûr, la crainte ancestrale de la bête affamée qui dévore mère-grand, peur connue comme le loup blanc, est loin d’être toujours rationnelle. Mais, nous autres, urbains en manque de grands espaces et de vie sauvage, entassés dans les plaines et sur la côte, évitons de hurler avec les loups en fustigeant sans appel la pulsion meurtrière des bergers !

Après un été caniculaire, à faire regretter un froid de loup, ne nous échauffons donc pas trop vite. La campagne électorale pour les municipales, avec nos grands fauves locaux de la politique, jeunes loups ou chefs de meute, s’annonce suffisamment saignante. Les entendez-vous déjà rugir dans nos campagnes ? Pour le coup, et pour l’électeur averti, il y a de quoi redouter de se jeter à nouveau dans... la gueule du loup. Ouuuh ! Aouuuuh !

le Ravi

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Au sommaire du Ravi n°176, septembre 2019

le - 4/09/2019 -

Le nouveau Ravi arrive chez les abonnés du mensuel régional pas pareil. Il sera très vite chez vous si vous les rejoignez en souscrivant un abo ici même. Et ce numéro sera en kiosques en Paca dès vendredi... La grosse enquête Ecoles en péril Marseille reste la capitale des écoles publiques aux locaux hors d’usage ou insalubres. Les années et les promesses passent. L’urgence demeure. 6 pages d’enquêtes, de reportage, d’analyse et de dessins ! Séquence (...)

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