Christian Estrosi

janvier 2007
Christian Estrosi

Pour la seconde fois en un an, le ministre délégué à l’aménagement du territoire a droit aux honneurs du bonnet d’âne provençal. Désigné en février dernier pour avoir imposé à un TGV un arrêt non programmé en gare de Toul (avec un succès mitigé, puisque le chauffeur avait refusé d’ouvrir les portes), ce sarkozyste convaincu est ce mois-ci lauréat pour avoir fait voter par l’assemblée du Conseil général des Alpes-Maritimes, qu’il préside, une dotation très spéciale à un personnage qui l’est encore plus. Via une aide à la promotion des stations de ski du Mercantour (Aurora et Isola 2000, deux communes situées sur le canton de l’ancien champion du monde de moto), l’institution départementale sponsorise Jean-Pierre Pernaut et son rejeton Olivier à hauteur de 200 000 euros pour leur participation au Trophée Andros, une course de voitures sur glace réservée aux peoples, comme le révèle Le Canard Enchaîné des 6 et 13 décembre. Médiatiquement rentable (séance photo le 20 novembre en compagnie du présentateur de TF1, sujet sur le Mercatour au 13 heures du 4 décembre), l’opération est un peu moins florissante en termes d’image. La Fiat de l’animateur de « Combien ça coûte » ne brille en effet pas sur les circuits. Le 9 décembre, lors de la première épreuve, il a terminé 40e… sur 40, après avoir fait un tête-à-queue. De son côté, Christian Estrosi multiplie les dérapages incontrôlés : le 18 décembre, pour toute réponse à Marc Concas qui l’interpellait sur le sujet en plénière du Département, il a accusé le conseiller général socialiste de faire « de la politique de caniveau » et d’être, ce jour-là, un avocat « des mauvaises causes ». Un reproche qui ne peut être fait au ministre délégué qui a été le premier à défendre notre Johnny national après la décision de son exil fiscal… J-f P.

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