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Ratatouille aixoise

le 1er/10/2007

A droite, on ne sait plus comment se débarrasser de Maryse Joissains. A gauche, on tente de mettre, vainement, en sourdine le divorce Medvedowsky-Pezet. Sur le terrain, les sourires sont parfois forcés...

Le pacte de non agression signé entre Alexandre Medvedowsky et Pezet, les deux prétendants socialistes à la mairie d’Aix, pour les législatives a fait long feu. Et les rancunes tenaces semblent avoir bel et bien repris le dessus. Dernier épisode en date : l’élection à l’investiture interne du PS pour les municipales. Michel Pezet, ancien patron de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône qui a quitté Marseille pour une dernière bataille, a finalement renoncé à se présenter face aux militants PS. « La procédure était pipée par des mouvements de cartes pour le moins curieux », dénonce-t-il. Alexandre Medvedowsky, élu à Aix depuis 1989, s’est donc soumis seul à la liturgie du vote interne. Des bulletins, des urnes, des isoloirs, mais manquaient les... enveloppes ! « C’est un plébiscite d’une transparence stalinienne (93 %, Ndlr) », fulmine ironiquement un partisan - anonyme ! - de Michel Pezet. Une bonne occasion en tout cas pour pousser l’ancien dauphin malheureux de Gaston Deferre à annoncer son intention de conduire sa propre liste « dissidente » en mars prochain.

Mais « l’anti-joissinisme » local pourrait réserver quelques surprises. A droite, le centriste François-Xavier de Peretti, ancien adjoint en dissidence, se prépare à une alliance avec l’UMP Bruno Genzana, adjoint délégué au tourisme. Un rapprochement fait, dit-on, avec la bénédiction et dans le bureau de... Jean-Claude Gaudin, vice-président de l’UMP en charge de la commission électorale et sénateur-maire de Marseille, dont l’inimitié pour le maire d’Aix-en-Provence est de notoriété publique. Une nouvelle dissidence qui laisse se profiler un front uni. « Est-il raisonnable d’avoir trois budgets différents et trois campagnes anti-Joissains ? », s’interroge à haute voix Bruno Genzana. « Une alliance dès le premier tour serait beaucoup mieux, ça créerait un phénomène d’aspiration », renchérit en écho Michel Pezet. Le ton semble donc donné pour un rassemblement entre les représentants d’une droite modérée et ceux d’une gauche édulcorée.

Quand à Maryse Joissains, dans tout ce tohu-bohu politique, quoique esseulée, elle n’est pas en reste. Ayant reçu l’investiture officielle de l’UMP, elle aurait, selon un proche, proposé à Olivier Nasles, ancien adjoint en 1995 du maire socialiste Jean-François Picheral et président du syndicat des producteurs d’huile d’olive de Provence, la présidence de la communauté du Pays d’Aix en cas de ralliement. Histoire, peut-être de mettre un peu d’huile dans ses rouages....

Rafi Hamal

1. Conduites et perdues par le premier (45,14 %) face à l’UMP Maryse Joissains (54,84 %).

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