Que faire pour rapprocher les électeurs et leurs élus ?

avril 2007
POLITIQUE...

Gauche antilibérale : « Il faut une réforme des institutions et de la démocratie représentative, avec comme objectif une république autogérée, dans laquelle des assemblées de citoyens – dans les quartiers, communes ou villages – seront consultées avant toute décision de l’assemblée représentative » (Bové, Della Sudda). « Nous avons un système constitutionnel très inégalitaire car à l’Assemblée nationale, avec juste un peu plus de 50 % des votes, un parti pourrait remporter 100 % des sièges. Il faut donc instaurer la proportionnelle aux élections législatives » (LCR, Saint-Jean). « Il faut une réforme profonde de l’organisation de notre société. Nous proposons une 6 ème République sociale qui offre des droits et des pouvoirs nouveaux aux citoyens et aux salariés » (PCF, Coppola). – UDF, Salles : « Actuellement, le PS et l’UMP pèsent 35 % des suffrages et disposent de 92 % des sièges à l’Assemblée nationale. La moitié des députés doit être élue dans des circonscriptions, l’autre à la proportionnelle. L’extrême gauche et l’extrême droite, même si nous les combattons, devraient avoir des députés si les électeurs le veulent. Le président ne doit pas être un monarque élu qui ne parle que deux fois par an. » 11rv40fathy_tvelections.jpgPS, Caselli : « Nous devons entrer dans une société de responsabilité dans laquelle à tous les droits correspondent des devoirs et à tous les devoirs, des droits. Les promesses doivent être suivies de réalisations. Une parole juste est une parole tenue. »Verts, Moukomel : « Dans la 6ème république que nous envisageons, nous voulons réserver 30% du parlement à la proportionnelle. Nous voudrions, en outre, développer les régions pour qu’à terme, les départements fusionnent avec elles ».UMP, Roatta : « Il faut surtout arrêter avec la démagogie socialiste qui consiste à invoquer des « jurys citoyens », en tant qu’élu, on est déjà quotidiennement à l’écoute de nos administrés. La proportionnelle, serait idéale pour avoir une représentation parfaite de l’idéologie de la société française, mais je suis contre, car le prix à payer serait de voir siéger l’extrême droite à l’Assemblée nationale. »