Actualités

2016, Paca sous le règne des Le Pen

A quoi ressemblerait Paca aux couleurs du FN ? Une enquête fiction.
le 23/01/2015

Une région d’extrême droite fin 2015 est une hypothèse que plus personne n’écarte. Jean-Marie Le Pen a officialisé sa candidature pour conduire la liste du FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur en décembre. Sa petite fille, Marion Maréchal-Le Pen, devra donc patienter un peu avant de prendre le leadership. Mais à quoi ressemblerait Paca aux couleurs du FN ? Une enquête fiction. Septembre 2016 (1). La Belgique a gagné l’Euro de football disputé en France. Mais il y a (...)

Lire la suite...

Guérini est "Charlie" mais pas "Ravi"

Le président du CG 13 veut acheter le Ravi qui n’est pas à vendre !
le 22/01/2015

A l’occasion des traditionnels vœux à la presse le mensuel le Ravi a interpellé Jean-Noël Guérini. Le président (divers gauche ?) du conseil général des Bouches-du-Rhône est "Charlie". Mais, en 2014, l’institution qu’il préside a, sans motiver sa décision, supprimé ses aides à la Tchatche, l’association qui édite le mensuel "pas pareil" en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Question de Michel Gairaud, rédacteur en chef du mensuel le Ravi : (...)

Lire la suite...

Pour que vivent la liberté d’expression et mille médias indépendants !

Appel de Medias Citoyens et de la Coordination permanente des médias libres
le 21/01/2015

Suite aux tragiques évènements qui ont touché la rédaction de Charlie Hebdo et face aux questionnements actuels quant à la liberté de la presse, MédiasCitoyens et la Coordination Permanente des Médias Libres, deux collectifs auxquels le Ravi participe activement, publient un communiqué commun. Signé pour l’heure par une quarantaine de médias, ce message invite le gouvernement au dialogue avec nos réseaux de médias libres et citoyens. Depuis l’attentat contre la rédaction de (...)

Lire la suite...

A-t-on le droit de caricaturer Mahomet ?

Tribune libre
le 19/01/2015

Stéphane Sarpaux, journaliste, intervenant notamment pour le Ravi auprès des collégiens et lycéens lors d’ateliers consacrés au dessin de presse, s’interroge sur le droit au blasphème qu’autorise la République française. Après la parution du dernier Charlie Hebdo avec une nouvelle caricature de Mahomet, signée Luz, de plus en plus de voix affirment que finalement, « ils l’auraient bien cherché », « qu’ils sont allés trop loin ». Que c’est la goutte (...)

Lire la suite...

Le pluralisme au tapis

Le pluralisme de la presse en Paca a-t-il pour nom Tapie ?
le 16/01/2015

Bernard Tapie, de La Provence à Nice-Matin, incarne-t-il désormais à lui tout seul le pluralisme de la presse en Provence-Alpes-Côte d’Azur ? (article publié dans le mensuel le Ravi n°124, en décembre 2014) Ce qu’il y a de bien, pour les défenseurs du pluralisme de la presse, c’est qu’en ce moment, il y a l’embarras du choix : en Paca, le Ravi, La Marseillaise, Nice-Matin, au national Libération et beaucoup d’autres titubent… Si après avoir vidé (...)

Lire la suite...

le Ravi, bras levés, genoux sciés

Auto-portrait du mensuel "pas pareil" qui ne veut pas baisser les bras...
le 15/01/2015

Au commencement, lou ravi, c’est le santon de la crèche qui ne baisse jamais les bras. L’idiot du village qui a comme un air de famille avec un certain journal régional, en cessation de paiement mais qui redresse les bras. Il était là avant lou conse, là avant le maire du village. Dans la crèche prouvença, le ravi est un des personnages fondateurs. Il accueille l’enfant Jésus avec un cœur simple, émerveillé. Il lève les bras au ciel en extase devant la naissance du (...)

Lire la suite...

Charlie Hebdo : sidération, peine et colère

Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes
le 7/01/2015

Sidération, peine, colère... Les mots manquent suite au massacre durant lequel deux tueurs ont déchainé leur haine contre la rédaction de Charlie Hebdo, entrainant la mort des dessinateurs Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski, mais aussi du chroniqueur Bernard Maris, alias Oncle Bernard, et de six autres personnes. Lors de la publication de notre 100ème numéro, en septembre 2012, nous avions organisé un débat public sur le droit à la satire et la liberté de la presse à Marseille avec (...)

Lire la suite...

Le palmarès 2015 des maires cumulards

101 élus "testés" : tous leurs mandats et fonctions repertoriées
le 6/01/2015

En mars prochain, on vote pour les élections départementales ! Neuf mois après les dernières élections municipales, nous avons mis à jour notre enquête sur le cumul. Le « toujours plus » reste la devise locale dans une région où la gauche ne fait guère mieux que la droite en la matière. 101 élus passés au grill ! Pour consulter l’ensemble des mandats et des fonctions pour chacun des 101 élus du palmarès, il faut cliquer par ici. Pour tout connaître de la méthodologie du palmarès (...)

Lire la suite...

la Tchatche fait des comptes

Lecteurs "pas pareils", bonne année 2015 !
le 4/01/2015

Lecteurs "pas pareils" de la presse pas pareille, bonne année ! En 2014, l’association la Tchatche, qui édite le Ravi, a joué la transparence sur ses comptes. Et en 2015 ? L’avenir du mensuel "pas pareil" de la région Paca va dépendre pour beaucoup de vous et de la réussite du "Couscous Bang Bang Royal". Objectif : 5012 abonnés en 2015. Vous le savez désormais, votre journal et l’association qui l’éditent connaissent en ce moment une passe financière difficile. (...)

Lire la suite...

| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 70 |

Dans le Ravi de ce mois-ci

le Ravi crèche dans l’urgence sociale

Cahier spécial
le 15/01/2015

Des travailleurs sociaux et acteurs associatifs qui luttent contre la grande exclusion, aux côtés de personnes précaires qu’ils accompagnent, se sont réunis pour les deuxièmes Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative de la Fnars, de l’Uriopss et de la Fondation abbé Pierre consacrée, pour cette édition, à l’accès à la santé. Les journalistes du Ravi, qui en connaissent un rayon question urgence et précarité, étaient bien entendu au rendez-vous…

JPEG - 65.8 ko

Il n’y a pas que les dessinateurs qui meurent injustement cet hiver. Avant que l’émotion ne submerge le pays après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les journaux s’indignaient, à bon escient, suite au décès successif de six personnes sans domicile victimes de la dernière vague de froid. Et la presse de questionner les politiques publiques en faveur des plus démunis ; et l’Etat de rappeler que l’effort financier pour l’accueil d’urgence a doublé depuis 2006 ; et les associations, une fois de plus, de marteler qu’on ne meurt pas dans la rue qu’en janvier, de rappeler que les dispositifs d’urgence, face à la massification de la précarité, ne sont pas une réponse efficace et pérenne pour régler le problème de la grande exclusion.

L’application du droit fondamental à la santé pour les plus démunis : tel était justement, fin 2014, le sujet de la deuxième édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont tenus, le 9 décembre dernier, à Aix-en-Provence (13), à l’initiative de la Fnars Paca, de la Fondation abbé Pierre et de l’Uriopss-Paca (1). Le constat initial est plutôt sombre dans l’une des régions les plus inégalitaires de France où 9 % de la population doit se contenter des minima sociaux. « Les temps sont durs pour l’action sociale, déplore Serge Davin, le vice président de l’Uriopss-Paca. Le contexte général est celui du désengagement des pouvoirs publics mais aussi d’un climat délétère. Alors que l’Etat providence est remis en cause, l’idée progresse que les plus pauvres sont responsables de leur situation. »

Avant d’aborder frontalement le sujet de « l’accès à la santé » - en ateliers thématiques et en se penchant sur les spécificités locales à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Aix-en-Provence - les travailleurs sociaux et acteurs associatifs ont pris acte de la nécessité de relancer une dynamique collective afin de lutter contre les idées fausses et quelques tendances fâcheuses. « A Marseille, il y avait eu l’arrêté anti-mendicité, puis la ville a confié la gestion de la Madrague, l’Unité d’hébergement d’urgence, à une association n’ayant pas grand-chose à voir avec la prise en charge des personnes en difficulté puisque son objet est à l’origine la lutte contre la délinquance, regrette Serge Davin. L’épisode nauséabond du triangle jaune qu’on a voulu imposer aux SDF a renforcé le sentiment qu’on stigmatise une population. »

La Fondation abbé Pierre, avec la Fnars et Médecins du Monde, a bataillé pour rendre visibles les déplorables conditions d’accès à l’eau dans une capitale régionale dépourvue de douches publiques et équipée seulement de sept WC publics, payants de surcroît. « Malgré quelques rares rencontres avec les élus, rien n’a avancé sur ce point, dénonce Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation abbé Pierre. Nous assistons par ailleurs à une criminalisation de la pauvreté. Cela choque parfois quand nous employons ce terme pourtant fréquemment utilisé dans les pays anglo-saxons où l’on constate le même phénomène. » Alors que la santé est un élément essentiel pour espérer sortir les personnes de la grande précarité, les acteurs sociaux et associatifs peinent à faire entendre leurs préconisations : simplifier les démarches administratives, combattre la coupure entre le sanitaire et le social, deux mondes qui se sont encore plus éloignés avec les réformes pour réduire les dépenses publiques (RGPP).

« Nous avons souvent du mal à travailler avec les hôpitaux, les médecins, souligne Sylvain Rastoin. La santé est pourtant le premier élément fondateur de l’insertion. Les programmes d’accès aux soins des plus précaires sont peu développés. » Et le vice président de la Fnars-Paca, devant une salle comble, de s’étonner : « Nous avons dû refuser du monde pour cette deuxième édition mais il y a de grands absents, comme la direction territoriale de l’Agence régionale de la santé. » Les Etats généraux de l’urgence sociale sont nés pour « reprendre la parole » selon Fathi Bouaroua. « Depuis quelques années, nous répondons à des appels d’offres des pouvoirs publics en partant moins des nôtres qui répondent pourtant directement aux besoins des personnes, explique-t-il. Ici nous ne sommes plus des exécutants. On fait de la politique. »

A l’issue d’une journée riche en échanges, des recommandations concrètes en faveur de bonnes pratiques, ont été formulées : mieux sensibiliser les personnels médicaux sur les problématiques spécifiques des grands exclus, formaliser plus systématiquement des réseaux santé-précarité, travailler sur « l’aller vers » les sans domiciles, mieux prendre en compte la parole des personnes accompagnées, présentes dans tous les ateliers… « Il faut mettre le pied dans la porte pour tenter de l’ouvrir car les décideurs ne semblent pas très disposés à se mobiliser pour prendre en main la santé des précaires », juge Sylvain Rastoin. Et de conclure : « Il va falloir arrêter de murmurer et qu’on apprenne à hausser le ton pour s’exprimer de plus en plus fort ! ».

Michel Gairaud

1. Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) ; Uriopss (Union nationale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) ; Fondation abbé Pierre pour le logement des défavorisés

5102 abonnés en 2015 ? On n’achète pas un journal libre, on finance son indépendance ! Pour que le Ravi redresse les bras, abonnez-vous et participez au Couscous Bang Bang Royal 2015

Un cahier spécial sur les Etats généraux de l’urgence sociale de 8 pages à lire dans le Ravi n°125, daté janvier 2015.

Urgences

Edito
le 15/01/2015

C’était avant le 7 janvier. En quelques jours six hommes sont morts dans la rue, de froid, de misère, d’indifférence. Nous consacrons un dossier complet dans ce numéro aux Etats généraux de l’urgence sociale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Leur objectif : reprendre la parole - hausser le ton - pour une véritable prise en charge politique de la grande exclusion. Et pour battre en brèche le préjugé, bien de l’époque, selon lequel les plus pauvres seraient les premiers responsables de leur situation.

C’était le 7 janvier. D’abord un déchaînement de violence pour anéantir des dessinateurs et un journal satirique. Ensuite un attentat antisémite. Après une marée humaine pour exprimer émotion, refus, solidarité. Mais dans la foulée aussi, une cinquantaine d’attentats islamophobes, le retour amplifié des litanies d’extrême droite et de droite extrême amalgamant immigration, insécurité, menace terroriste. Il est urgent de se mobiliser pour que notre démocratie ne touche pas un peu plus le « front ».

C’est donc déjà l’après 7 janvier. Je suis Charlie bien entendu. Et ce numéro le rappelle avec force. Nous sommes Ravi également. Mais combien de temps encore ? En redressement judiciaire, le mensuel « pas pareil » ne pourra pas survivre et se réinventer si vous n’êtes pas plus nombreux à le financer. 5102 abonnés en 2015, c’est un objectif difficile mais atteignable. Il est urgent de nous aider à relever ce pari.

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015

le - 15/01/2015 -

Au sommaire du Ravi n°125, janvier 2015 Cahier spécial Charlie Hebdo, le Ravi, histoires communes Sidération, peine, colère… Avec Charlie, nous n’avons pas toujours partagé tous les choix éditoriaux mais aux côtés de ses dessinateurs nous avons toujours exprimé une solidarité sans faille face aux menaces proférés par tous les intégrismes. 5 pages. Urgence sociale le Ravi crèche aux états généraux de l’urgence sociale Les 2ème états généraux de l’urgence sociale en (...)

Lire la suite...

@-Leravi - http://www.leravi.org