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Dans le Ravi de ce mois-ci

Face au déni de solidarité !

L’enquête
le 1er/02/2018

Plutôt désobéir et être condamnés pour « délit de solidarité » que renoncer au devoir d’humanité ! Enquête sur celles et ceux venant en aide aux migrants qui se réfugient en Paca.

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Deux logiques


C’est une première dans l’histoire d’Amnesty international France, en presque un demi-siècle d’existence. Une de ses militantes est poursuivie par la justice et sera jugée le 14 février devant le tribunal de Nice. Elle encourt cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Quel est le « crime » de Martine Landry, 73 ans, responsable de l’ONG dans la capitale des Alpes-Maritimes ? Elle est accusée d’avoir « convoyé pédestrement » (sic), du poste frontière côté Italie à celui côté France, deux jeunes mineurs guinéens venus demander l’asile.

Comme le montre aussi le cas de Cédric Herrou (lire sa tribune libre dans notre dossier), l’agriculteur de la vallée de la Roya (06) sans cesse harcelé par la police et la justice, l’heure est à la criminalisation de ceux qui viennent en aide aux migrants. Pourtant, à l’image des montagnards du Briançonnais (05), ils ne font que secourir des personnes manifestement en détresse. Et parfois en situation de danger à l’image de Mamadou, Malien de 29 ans, amputé des deux pieds, à cause d’incurables gelures suite à la traversée hivernale, en 2016, du col de l’Echelle.

Deux logiques s’opposent. L’une, politique et policière, consiste à verrouiller nos frontières, à empêcher le plus grand nombre de migrants de venir demander asile. L’autre exige l’application des lois françaises garantissant un droit à l’accueil. C’est le combat de ceux, accusés de « délit de solidarité », qui refusent de renoncer à notre devoir d’humanité.

Michel Gairaud

Au sommaire de l’enquête "Face au déni de solidarité", publiée dans le Ravi n°159, daté février 2018. Actuellement chez les marchands de journaux en Paca :
p.8 & 9 Du devoir au délit (du côté de la vallée de la Roya)
p. 10 Solidaires par la face nord (du côté du briançonnais)
p. 10 Bienvenue chez moi (le réseau Welcome dans le Var)
p. 10-11 Malvenue en Paca, terre de rejet ! (ceux qui ne veulent pas de migrants)
p. 11 Strip dessiné de Yakana : "Tu préfères le migrant politique ou économique ?"
p. 12 Une désobéissance très civile
p. 12 "A chaque époque sa résistance", tribune libre de Cédric Herrou

Love me tender

L’édito
le 1er/02/2018

« Embrassez-vous » ! C’est le mot d’ordre lancé aux « familles, parents, enfants, amis, amants » par les communicants de Marseille Provence 2018, le nouveau rendez-vous festif prolongeant la capitale européenne de la culture. Tout débute donc, le 14 février pour la Saint Valentin, par un « grand baiser » et un feu d’artifice sur le Vieux Port marseillais : un « grand bain d’Amour » (sic) ensuite dupliqué à Arles, Aubagne, Istres, Martigues et Salon de Provence. Déjà, au bord de l’extase, les organisateurs promettent « un coup de foudre intense, démesuré, extraordinaire » sur tout le « territoire » ! Que ceux qui ne vivent pas dans les Bouches-du-Rhône ne se méprennent pas : Le département ne s’est pas subitement transformé en un Woodstock provençal où tout le monde s’aime tendrement.

De nombreux artistes et acteurs culturels, auxquels on demande de « performer » l’attractivité territoriale, rament face à l’indifférence des institutions politiques surtout passionnées par les retombées économiques et touristiques. Et les « grands » élus buco-rhodaniens, pourtant presque tous estampillés LR, ne s’embrassent pas vraiment sur la bouche. « On ne va pas m’obliger à me marier à des mafieux », martèle Maryse Joissains, la première magistrate d’Aix-en-Provence plus que jamais hostile à la métropole présidée par Jean-Claude Gaudin, « un mauvais maire » selon Renaud Muselier, son ancien dauphin désormais à la tête du Conseil régional... Quel amour !

le Ravi

Au sommaire du Ravi n°159, février 2018

le - 1er/02/2018 -

La grosse enquête Face au déni de solidarité ! Plutôt désobéir et être condamnés pour « délit de solidarité » que renoncer au devoir d’humanité ! Enquête sur celles et ceux venant en aide aux migrants qui se réfugient en Paca. 5 pages d’enquêtes, de reportages, d’analyses et de dessins de presse. Supplément très spécial La solidarité au conditionnel La 5ème édition des Etats généraux de l’urgence sociale en Paca a défendu l’inconditionnalité de (...)

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