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Des « conservatismes » bloquent-ils la société française ?

le 1er/04/2007

CAFE DU COMMERCE...

- PS, Caselli : « Ils sont d’abord de nature politique. Il faut réguler les institutions : non-cumul des mandats des parlementaires, introduction d’une dose de proportionnelle pour les députés. Des verrous doivent sauter pour moderniser la démocratie. La représentativité syndicale doit être fondée sur le résultat des élections professionnelles. Il y a aussi des conservatismes en matière de mœurs : ouvrons le mariage aux couples de même sexe, réfléchissons à l’homo parentalité. Déverrouillons la société : donnons la possibilité aux lycées des quartiers les plus « défavorisés » d’envoyer un quota de jeunes dans les grandes écoles... »
- Verts, Moukomel : « Il y a une fracture de plus en plus grande entre riches et pauvres. Quand on vit avec deux tiers du SMIC, du fait d’un temps partiel, quand on voit le prix des logements et le coût de la vie augmenter, on a du mal à prendre des initiatives... »
- UMP, Roatta : « Il n’y a qu’à voir l’exemple des blocages à répétition du port de Marseille. Les syndicats ont une vue à court terme de leurs intérêts et n’hésitent pas, alors qu’ils sont une minorité, à porter préjudice au plus grand nombre. Les corporatismes sont solidement ancrés dans la société et empêchent toute évolution. Les partis politiques aussi sont conservateurs. Le parlementaire est souvent prisonnier de son groupe à l’assemblée nationale, ses votes lui sont le plus souvent dictés par son groupe politique. Le fait de prôner une 6ème République, comme le font certains, ne débloquera en rien les choses : les institutions, il suffit d’une loi pour les modifier, les mentalités c’est beaucoup plus long... »
- Gauche antilibérale : « Notre classe politique est très éloignée du monde du travail, de la jeunesse et de la population en termes de mœurs, de modes de vie... » (Bové, Della Sudda). « Des privilèges que veulent garder ou retrouver les classes dominantes, comme le secret bancaire ou le droit de licencier » (LCR, Saint-Jean). « Celui défendu par les quatre principaux candidats : ne rien vouloir changer à la logique du fric pour le fric » (PCF, Coppola).
- UDF, Salles
 : « Le pire de tous est le conservatisme politique. Depuis 25 ans, on se passe le mistigri du pouvoir entre la gauche et la droite, les uns défaisant systématiquement ce que les autres ont fait. Créons un gouvernement d’union nationale. »

@-Leravi - http://www.leravi.org