Ce mois-ci dans le Ravi

Tout un cinéma !

L’enquête
le 3/03/2017

Alors que la politique c’est souvent du cinéma, les salles obscures ne désemplissent pas. Des tournages à la diffusion, sans oublier les clichés plein écran, le Ravi enquête et fait son festival.

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Record battu ! 2016 a été l’une des deux meilleures années depuis 20 ans en terme de fréquentation des salles obscures. Mais entre une usine à pop-corn projetant la dernière production pyrotechnique hollywoodienne et la petite salle de quartier où est présenté un documentaire, il y a un monde. Les films indépendants peinent à trouver leur public et, partout, pèse la menace d’une uniformisation de l’offre et de la demande.

Provence-Alpes-Côte d’Azur concentre tous les enjeux et toutes les contradictions. Les liens avec le cinéma y sont historiques : c’est à la gare de la Ciotat qu’a été tourné, en 1895, l’un des premiers films. Et, plus récemment, c’est à La Garde près de Toulon, en 1993, qu’a été ouvert le premier multiplex français, remplacé l’an dernier à La Valette par un nouveau monstre avec ses 15 écrans et ses 3100 sièges. Paca est toujours la deuxième région d’accueil des tournages.

C’est aussi celle sur laquelle de nombreux films véhiculent un festival de clichés et une région où les auteurs, réalisateurs et acteurs peinent à vivre de leur métier. C’est que la profession, ultra-centralisée à Paris, ne brille pas par sa diversité sociologique et géographique. Alors que s’annonce Cannes 2017, présidé par Pedro Almodovar, déroulons d’abord le tapis rouge aux salles non commerciales qui jouent un rôle indispensable d’agora. Comme à Marseille avec la 2ème édition du Printemps du film engagé impulsé par le Ravi.

Michel Gairaud

Au sommaire de l’enquête « Tout un cinéma ! », publiée dans le Ravi n°149, daté mars 2017) Actuellement chez les marchands de journaux en Paca :
p. 10 "Quand Paca tisse sa toile" (les salles & la diffusion)
p. 11 "De La Seyne à l’écran... noir"
p. 12 "Au pays des films Paca-strophes" (les clichés sur la région)
p. 12 "Engagez-vous qu’ils disaient !" (le Printemps du film engagé)
p. 13 Et la palme est décernée au business des tournages"
p. 13 Strip de Yakana : "Ciné L’éctoral"
p. 14 "Cinéma de quartier"
p. 14 "Aidez-nous à prouver qu’un autre cinéma est possible !" : une tribune de Christian Philibert, cinéaste, auteur de Massilia Sound System Le Film (sortie le 5 avril)

Notre affaire

L’édito
le 3/03/2017

Dans deux mois l’affaire sera pliée. Mais c’est dès maintenant que la mécanique implacable de l’élection présidentielle va s’emballer : le 17 mars date limite pour le dépôt des parrainages permettant de valider une candidature, le 21 publication de la liste des postulants, le 10 avril début de la campagne officielle, le soir du 23 désignation des deux finalistes. Et le 7 mai le nom du successeur de François Hollande sera connu. A moins qu’il ne s’agisse d’une successeuse ?

En réalité, pour cette cuvée 2017 du grand barnum démocratique, seul le calendrier est certain. Bien malin l’institut de sondage capable de déterminer qui sortira vainqueur du casting. Et c’est tant mieux ! Le caractère ouvert d’une élection est toujours une excellente chose. Comme le renouvellement de ceux qui font fonction d’autorité illustré avec fracas par l’auto-élimination du président sortant et l’issue surprise des deux dernières primaires.

Bien sûr la popularité de Marine Le Pen, héritière de son père et des heures sombres de l’histoire, gâche la fête et fait planer une menace réelle. Surtout face à la déréliction du candidat de droite, l’émiettement de l’offre à gauche, et la grande marche médiatique d’un banquier d’affaires. Reste qu’on n’avait pas autant parlé politique depuis longtemps. Un besoin de changement s’exprime avec une force rarement égalée. Et là, on peut l’affirmer avec certitude : une élection seule n’y répondra jamais. Ce changement est notre affaire et dans deux mois elle ne sera pas pliée.

Au sommaire du Ravi n°149, mars 2017

le - 3/03/2017 -

La « grosse » enquête Tout un cinéma ! Alors que la politique c’est souvent du cinéma, les salles obscures ne désemplissent pas. Des tournages à la diffusion, sans oublier les clichés plein écran, le Ravi fait son festival. 5 pages d’enquêtes, de reportages, d’analyses et de dessins. Séquence enquêtes Centre d’attente et de désorientation Les espoirs des migrants évacués de Calais s’enlisent dans les Centres d’accueil et d’orientation où ils ont (...)

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