Ce mois-ci dans le Ravi

Le FN, à qui perd gagne

A la Une
le 3/04/2015

La gauche à terre, l’UMP au ciel et le FN qui fait la tête mais poursuit son implantation et ses scores de vainqueur. Retour sur les départementales en Paca à neuf mois des régionales.

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Le PS pris dans un cyclone

Comme dirait Raoul Volfoni, dans la région la gauche est désormais dynamitée, éparpillée par petits bouts, façon puzzle. Après les gifles des européennes, des municipales et des sénatoriales, la claque des départementales fait craindre son extinction progressive en Paca, PS compris. Pour preuve son splendide 9,57 %, seul, au niveau régional au premier tour.

Les socialistes disparaissent ainsi du Var (comme toute la gauche) et sont en voie de disparition dans les Alpes-Maritimes (1 élu) et les Hautes Alpes (4 élus). Seuls lots de consolation : les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence (1). En perdant le département du « 13 », le PS 13 se débarrasse de l’encombrant Jean-Noël Guérini (voir p.2), sénateur et président sortant du département multi mis en examen. Surtout, le PS conserve le 04 en gagnant trois sièges, au détriment de ses partenaires... Pas sûr que cette bonne nouvelle réconforte Christophe Castaner, député-maire de Forcalquier... et future tête de liste PS aux régionales (qui n’a pas donné suite à nos sollicitations). « Sauf reprise économique et baisse continuelle du chômage, ça va être très difficile, ironise le socialiste marseillais Michel Pezet. Si c’est l’UMP qui vire largement en tête, on pourra se maintenir au second tour. Mais si c’est le FN et qu’on arrive troisième, on retire la liste de gauche ? Au risque qu’elle ne disparaisse plus encore ? » [...] Suite de et article dans le Ravi n°128, daté avril 2015, actuellement chez les marchands de journaux en Paca et chez les abonnés partout en France !

Orange amère

Edito
le 3/04/2015

Le scénario qui s’est joué à Orange préfigure-t-il notre avenir politique ? Au deuxième tour de l’élection départementale, fin mars, les électeurs ont eu le choix entre un binôme d’extrême droite, Ligue du Sud, et un binôme d’extrême droite, Front national. Fachos contre fachos ! Pour l’anecdote, c’est la Ligue du clan Bompard qui a emporté le duel d’une poignée de voix. Et il s’en est fallu de peu pour que le Vaucluse, désormais sans véritable majorité, ne devienne le premier département Front national de France.

L’exemple varois va-t-il faire école ? Dans le nouveau Conseil général, où siègent désormais 6 élus FN, il n’y a plus un seul élu de gauche, qu’il soit étiqueté PS, EELV ou Front de gauche. C’est l’UMP, et ses alliés, qui ont raflé la totalité de la mise. Dans les Alpes-Maritimes, cela fait longtemps que la droite occupe tout l’espace politique : deux PCF et un PS apportent une petite touche de pluralisme…

Les rangs du CG 13, désormais UMP, sont plus bigarrés. Dans les Alpes, le CG 04 apporte un peu de diversité. Mais le constat est sans appel en Provence-Alpes Côte d’Azur : les urnes désavouent le PS, droit dans ses bottes au gouvernement, et marginalisent Front de gauche ou écolos. A Orange, moins de 36 % des électeurs se sont exprimés. Plus de 60 % des électeurs inscrits n’adhèrent donc pas à l’extrême droite. Nous sommes encore partout majoritaires. Mais jusqu’à quand ?

Au sommaire du Ravi n°128, avril 2015

le - 3/04/2015 -

A la Une Poison d’avril Extrême droite, droite extrême, farce du 13, gauche molle : à neuf mois des élections régionales, alors que le FN cartonne en Paca, l’UMP triomphe. C’est par où la sortie ? Les enquêtes La Marseillaise refuse de « PC » les bras ! Tiraillée entre deux offres de reprise, La Marseillaise est boudée par les banques. Radiographie d’un titre en crise dont la disparition serait une mauvaise nouvelle. Le FN se met au vert (de gris) L’extrême (...)

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